
Opérationnelle depuis le 1er janvier 2024 au Togo, l’Assurance maladie universelle continue de faire son petit bonhomme de chemin. Mieux encore, le 1er avril 2024, le pays a connu le début effectif de la prise en charge du risque maladie sous l’architecture voulue et dessinée par le législateur de la loi 2021-022 du 18 octobre 2021 consacrant l’Assurance Maladie Universelle (AMU), marquant ainsi une avancée majeure vers la facilitation de l’accès aux soins de base pour tous. Un an après cette étape, l’heure est au bilan entre les acteurs impliqués dans ce dispositif, notamment la CNSS, l’INAM et les prestataires conventionnés. Pour ce faire, une séance d’informations et d’échanges s’est tenue le mercredi 23 juillet 2025 à Kara entre les Institutions en charge de la gestion de l’AMU et les prestataires conventionnés, notamment 72 participants à savoir des responsables de formations sanitaires, de pharmacies et lunetteries.

En effet, la gestion de l’Assurance maladie universelle (AMU) est confiée à la CNSS et à l’INAM. Elle repose sur un cadre réglementaire unique qui s’applique aux deux organismes comprenant des mécanismes de prise en charge harmonisés sur toute l’étendue du territoire, des règles de délivrance des soins identiques basées sur des référentiels médicaux définis, un panier de soins standardisé définissant les actes et produits qui sont pris en charge et des procédures unifiées pour la facturation et le remboursement des prestations.
Selon le DG de l’INAM, Justin Tchilabalo PILANTE, représentant la DG de la CNSS, après une année de prise en charge effective des bénéficiaires, il est nécessaire de s’asseoir ensemble autour d’une même table avec les acteurs de premier que sont les prestataires conventionnés dans la mise en œuvre de ce dispositif semblait impératif ceci afin d’établir les constats et de définir les perspectives d’amélioration. Pour lui, la présente rencontre a donc pour objectif de faire « une revue conjointe de la mise en œuvre de l’AMU sur le terrain dans la région de la Kara, de partager les constats et expériences vécues par vous et vos équipes techniques, d’identifier les axes d’amélioration concrets pour une meilleure fluidité du système et d’ouvrir ainsi les concertations régulières entre nous tel que prévu dans les conventions de partenariat qui nous lient ».
Elle permet d’évaluer une année de mise en œuvre de l’AMU, de renforcer la compréhension partagée du dispositif, d’améliorer la fluidité et la qualité du partenariat entre Organismes Gestionnaires et prestataires.
Spécifiquement, il s’agit de présenter les constats opérationnels après 12 mois d’application des dispositifs AMU ; mettre en lumière les réussites, les limites, et les écarts observés sur le terrain ; clarifier les rôles et les responsabilités des acteurs à chaque étape du parcours de soins ; revenir sur les procédures clés telles que le conventionnement, la délivrance des EP/TPC, la facturation, le contrôle ; favoriser un espace de dialogue ouvert et sans filtre ; identifier ensemble les points de blocage et co-construire des solutions pratiques ; recueillir des recommandations concrètes pour ajuster éventuellement certaines procédure ; poser les bases d’un cadre périodique d’échanges régionaux, pour garantir l’écoute, l’adaptation et la redevabilité.
Les travaux ont été articulés autour de neuf thématiques essentielles couvrant l’ensemble du parcours de prise en charge dans le cadre de l’AMU.
Il s’agit entre autres, le conventionnement et la formation des prestataires, la mise à disposition et l’utilisation des feuilles de soins, les référentiels de prise en charge AMU, la délivrance des EP et TPC, la facturation et les paiements, le traitement des plaintes, les contrôles et la lutte contre la fraude, la spécificité du programme School AMU et la digitalisation du parcours de soins.
A l’occasion, M. PILANTE a rendu « un vibrant hommage au Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE pour sa vision clairement exprimée et communiquée depuis 2011 pour une couverture maladie progressive, soutenable, viable et universelle au profit de tous les résidents de notre pays ».

« Au-delà du bilan technique, cette rencontre se veut un espace d’écoute, de construction et d’engagement mutuel. Les Organismes Gestionnaires attendent de cette journée des échanges francs et constructifs à travers une libre expression des préoccupations rencontrées sur le terrain, des retours objectifs sur les procédures, outils et interactions avec les OG et des propositions concrètes pour améliorer la qualité de la prise en charge de nos assurés », a fait savoir le DG de l’INAM.
Par ailleurs, il a précisé qu’au cours la rencontre, ils auront donc à « coconstruire des améliorations applicables et réalistes, recueillir des bonnes pratiques à valoriser ou à généraliser, identifier des besoins d’accompagnement ciblés notamment en formations, renforcement des capacités, outils et communication ».
Aussi, pour Justin Tchilabalo PILANTE, la CNSS et l’INAM attendent susciter l’adhésion des prestataires de soins à une dynamique durable de collaboration en instaurant un cadre de confiance et de responsabilité partagée sur la base d’un dialogue continu au service d’une AMU de qualité et faire des partenaires que vous êtes, des acteurs pleinement impliqués dans la réussite du système.
« Pour me résumer, il est attendu de cette journée des voix engagées, des contributions concrètes et un esprit de partenariat sincère, ceci à l’aune d’un seul objectif : une prise en charge de qualité des bénéficiaires de l’AMU », a-t-il conclu.




