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Municipales 2025 au Togo : Brice à la conquête de Yoto 3 pour « rendre hommage à papa »

Au Togo, la campagne électorale pour le compte des élections municipales du 17 juillet 2025 lancée le 1er juillet dernier bat son plein. Brice Kodjo, fils de l’ancien Premier Ministre, le feu Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo  se lance dans la course, à la conquête du cocon familial. Prendre la tête de la mairie qui couvre Tokpli, son village, c’est aussi « rendre hommage à papa ».


C’est à Tchékpo, le 1er juillet, qu’il a entamé la campagne par un accueil chaleureux que les populations ont réservé aux trois têtes de liste du MPDD, le parti crée par son père défunt, Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo. A ses côtés, quelques élus sortants et une foule d’amis. « Une campagne s’ouvre à l’entrée des terres », s’est-il amusé comme si en commençant la campagne électorale là même où commence la préfecture de Yoto, c’est déjà la gagner.

Il a écrit un projet de société pour la commune comme si, pour lui, le développement était au-dessus de toutes les querelles. « Je veux gagner et travailler, je ne veux pas polémiquer », a-t-il affirmé.

A la rencontre des femmes du marché de Gboto, Brice Kodjo a improvisé un éloquent discours en éwé, langue majoritairement parlé au Togo. Pour le candidat, « on ne peut pas ajouter chaque mois une nouvelle taxe ».  Devant les femmes qui font la litanie de nouvelles taxes imposées par l’équipe sortante. « Nous allons nous entendre avec les grandes entreprises pour qu’une partie des taxes soient couvertes », promet Brice Kodjo qui entend axer son action autour de la santé et de l’éducation. « Comment peut-on être maire pendant 6 ans sans construire un seul dispensaire ? » s’interroge le Vice-président de MPDD qui rassure : « Au pire, je sortirai de l’argent de ma poche pour vous offrir une maternité ». A l’image de son feu père, Brice Kodjo, c’est aussi un alliage de sincérité, de générosité, de spontanéité et de sensibilité. Pour lui, il faut réduire les taxes communales autant que possible, soutenir le commerce local, créer un pan touristique et faire appel à la diligence des grandes entreprises. « Le développement, ce sont des femmes et des hommes en bonne santé qui travaillent pour leur communauté », décline celui qui, chaque matin avant de commencer sa campagne et chaque soir, quand il l’a finie, s’incline devant la tombe de son père, dans la cour familiale à Tokpli.

Ligne droite

Le futur maire de Yoto 3 veut s’inscrire aussi dans la ligne droite d’une politique nationale déjà portée par Faure Gnassingbé. « Il a une vision percutante, si nous ne l’aidons pas à y arriver, on échouera tous », insiste Brice Kodjo pour qui, un maire, c’est la continuité du pouvoir central, « avec quelques touches locales » et une envie de faire rayonner sa commune. Brice Kodjo peut compter sur divers réseaux aussi bien en Afrique qu’en Europe. Il est proche d’une chaine de maires et d’élus locaux de la droite française, mais il est pour des partenariats sud-sud. Proche de la majorité présidentielle en Côte d’Ivoire, proche d’Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal, pays avec lequel il a des liens d’alliance, il ne veut laisser aucune opportunité. « Les pays d’Afrique peuvent s’aider entre eux », pense-t-il, certain que les jumelages sud-sud sont pertinents, utiles et proches de nos réalités.

Père de famille, il veut donner une place, dans sa commune, à la petite enfance, un pan de la société oubliée totalement par l’équipe sortante. « L’une de mes premières réalisations sera un parc pour enfant ». Et chaque fois que j’aurais des difficultés, je sais à qui m’adresser, « le président de la République pour qui le développement de nos communes est une priorité », conclut-il.

Avec flambeaudesdemocrates.com

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