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Réserves administratives : les Communes ne sont pas des agences immobilières

Au Togo, il a été constaté par le passé que certains conseils municipaux ont délibéré, conclu des accords ou signé des conventions portant sur des parcelles relevant des réserves administratives de l’Etat, alors qu’ils n’en ont pas la compétence légale. Des pratiques contraires aux textes en vigueur et demeurent strictement interdites. Par courrier en date du 12 février 2026, le Ministre de l’Administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières Colonel Hodabalo AWATE, a rappelé à l’ordre les élus locaux par rapport aux règles en vigueur en matière de gestion des réserves administratives, conformément aux orientations déjà rappelées, notamment à travers la note aux maires relative aux réserves administratives du 13 août 2020 et la note de rappel sur la gestion des réserves administratives du 22 juillet 2024.

Conformément aux dispositions de l’article 575 du Code foncier et domanial, toute réserve administrative relève exclusivement du domaine de l’Etat. A ce titre, a rappelé le Ministre AWATE, « aucune commune ne peut disposer, affecter ou engager une parcelle constituant une réserve administrative sans autorisation préalable expresse, ainsi qu’il a été rappelé dans les notes ministérielles précitées ».

Par ailleurs, il a précisé que « Lorsqu’une commune exprime un besoin foncier pour la réalisation d’équipements socio-collectifs, celui-ci doit être satisfait soit par l’acquisition d’une parcelle auprès d’un propriétaire privé, soit par une demande d’affectation d’une parcelle de réserve administrative adressée, par voie hiérarchique, au ministre des Finances et du Budget, seul compétent en la matière, conformément aux procédures rappelées dans les notes du 13 août 2020 et du 22 juillet 2024 ».

« Il est expressément rappelé que tout contrat, accord, convention ou délibération portant sur une réserve administrative, pris sans l’autorisation préalable du ministre des Finances et du Budget, est nul et de nul effet, sans préjudice des responsabilités administratives, civiles ou pénales pouvant en découler », a prévenu Colonel Hodabalo AWATE.

« II est en conséquence formellement demandé aux maires de veiller personnellement au respect strict de ces dispositions, d’en assurer diffusion auprès des conseillers municipaux et des services communaux concernés, et de s’abstenir de toute initiative foncière contraire à la réglementation en vigueur et aux instructions ministérielles rappelées ci-dessus », a-t-il ajouté.

Pour lui, le respect de ces règles par les Conseils municipaux constitue une exigence impérative de sécurité juridique, de bonne gouvernance locale et de préservation du domaine public de l’Etat.

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