Dans une lettre ouverte en date du 16 avril 2026 adressée aux Organisations occidentales de défense des droits humains, Human Rights Watch, Amnesty International, FIDH et autres, le Mouvement Martin Luther King (MMLK), la Voix des Sans Voix dirigé par le Pasteur Edoh Kossi Komi est remonté contre la politique de « deux poids, deux mesures » appliquée par ces Organisations.
La lettre ouverte a pour objet : « Pour une lecture universelle des droits humains – Arrêtez le « deux poids, deux mesures ». Dans cette lettre le Pasteur Edoh Komi a rappelé que conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH), « les droits humains sont universels ». Pour lui, l’application de ces droits doit aussi universelle, « sans relativisme ni lecture à géométrie variable selon les continents ».
« Or, force est de constater que de nombreuses ONG occidentales adoptent trop souvent une approche à « deux poids, deux mesures » dans leur lecture des situations, en général, et de l’Afrique en particulier », a fait constater le Mouvement.
Par ailleurs, le Pasteur Edoh Komi a souligné que son interpellation n’a pas vocation à discréditer ces Organisations de défense des droits humains ni à les livrer à la vindicte populaire. « Le MMLK ne doute ni de vos compétences, ni de vos qualités. Vous avez l’expertise, l’expérience, et ces bagages intellectuels doivent être au service du droit et de la justice pour l’humanité entière, sans considération de race ni de religion », a-t-il précisé.
Mais le MMLK est débordé et frustré par des approches parfois paternalistes, opposées au droit et à la justice internationale. Pour lui, les mépris et la contextualisation des valeurs humaines sont légion. Il s’agit notamment des conflits asymétriques ; la souveraineté sur les ressources ; l’Alliance des Etas du Sahel.
En ce qui concerne les conflits asymétriques, il a pointé du doigt l’agression prolongée contre la Palestine, les menaces contre le Venezuela, la guerre déclenchée contre l’Iran par la coalition USA-Israël. « Qui autorise ces foyers de tensions ? Que sont devenues les Nations Unies et son Conseil de sécurité ? Où sont la démocratie et l’État de droit ? Quelle est la position claire des organisations occidentales des droits humains ? », s’est interrogé le MMLK.
S’agissant de la souveraineté sur les ressources, il a demandé si « un État n’est-il pas propriétaire et maître des ressources naturelles et minières dont il dispose ? Les États-Unis sont-ils le gendarme du monde ? L’Afrique est-elle réellement une partie du monde aux yeux de l’Occident, ou sa propriété ? L’histoire a prouvé que la mort de milliers de Noirs africains semble peser moins que celle d’un seul Occidental. Que disent les organisations occidentales des droits humains ? ».
Par rapport à l’Alliance des États du Sahel, il a aussi questionné. « N’est-il pas permis à des États souverains, Mali, Burkina Faso, Niger, de défendre une vision commune contre une géopolitique mondiale qu’ils jugent impérialiste ? ». Il y a deux ans, a-t-il rappelé, l’acharnement de la communauté internationale contre la création de l’AES fut manifeste. Pour M. Komi, ce que déplore son Mouvement, « c’est le flanc trop souvent prêté par certaines ONG occidentales pour être instrumentalisées par des agendas politiques, notamment ceux de la France ».
« Le dernier rapport de Human Rights Watch sur le Burkina Faso en est l’illustration. N’est-ce pas l’arbre qui cache la forêt ? Que vise ce rapport qui criminalise des dirigeants qui revendiquent leur souveraineté ? Le MMLK dénonce un rapport tendancieux, truffé de contre-vérités, de nature à déstabiliser les pays de l’AES. Où est la neutralité ? Où est l’impartialité ? Pourquoi ce zèle à charge contre des gouvernements militaires africains, quand le silence règne sur d’autres violations commises par des alliés occidentaux ?», s’est-il interrogé.
Face à cette situation, il a alerté que le monde est à la croisée des chemins. « Il mérite constance, justice, équité et transparence comme socles de l’existence humaine ».
En somme, dans sa lettre ouverte, le Mouvement Martin Luther King a réclamé cohérence et égalité de traitement dans l’évaluation des droits humains. « Nous rejetons toute lecture qui hiérarchiserait les contextes africains différemment des autres.
Les droits humains ne se divisent pas. Ils s’appliquent à tous, ou ils ne s’appliquent à personne ».




