Au Togo, l’Association des femmes épanouies pour le développement (AFED) en partenariat avec la Fondation Bella, a célébré le samedi 28 mars 2026 en différée, la Journée internationale des droits des femmes avec les femmes de Djagblé Gato Kopé. Cette journée a été marquée par une conférence débat autour du thème « égalité, justice, épanouissement pour les droits des femmes et des filles », en présence des gardiens des us et coutumes, des femmes.
Au Togo, malgré des multiples efforts consentis des autorités pour le respect des droits des femmes, sur le terrain, la réalité est tout autre. Certaines femmes voient toujours leurs droits bafoués. Consciente de cette réalité, l’AFED s’est engagée depuis plusieurs années déjà dans ce combat pour l’émancipation des femmes.
Au cours de la conférence débat, l’Association des femmes épanouies pour le développement a essayé d’expliquer la thématique dans tous ses compartiments, notamment ce que c’est que l’ « égalité », la « justice », l’ « épanouissement » et surtout « agir pour leurs droits, les droits des femmes et des filles ».

Dans son exposé sur le thème, Kalissi DOUGAH, Secrétaire Générale de l’AFED a expliqué aux femmes que l’égalité c’est un droit et non une faveur. Pour elle, l’égalité, c’est de permettre aux femmes d’avoir les mêmes opportunités, les mêmes chances, les mêmes voix et les mêmes droits que les hommes. « Trop souvent encore, les femmes sont confrontées à des barrières invisibles », a-t-elle déploré.
En ce qui concerne la justice, elle fait savoir aux femmes que c’est le pilier de développement qui assure que l’égalité n’est pas qu’un slogan, mais une réalité. « La justice, c’est de restaurer, garantir et protéger les droits des femmes », a précisé la SG de l’AFED.
S’agissant de l’épanouissement, elle a souligné que c’est « la clé du changement » voire « une nécessité pour le progrès social, économique et culturel ».
Selon Mme Rosalie Ata Birregah aujourd’hui, nous sommes dans un pays où quand on parle de l’émancipation, on parle de droits de la femme, toutes les femmes s’exhibent mais au fond, elles ne connaissent pas leurs droits ni leurs devoirs. « Nous sommes venus leur expliquer à fonds ce que c’est que leurs droits et leurs devoirs. Nous avons insisté en disant que ce n’est pas parce que vous êtes des femmes, vous connaissez vos devoirs, que vous allez embêter vos maris dans le foyer. Pas du tout. Reconnaitre son devoir, c’est contribuer dans le foyer en s’occupant de son mari et de ses enfants ».

Malgré la sensibilisation, la violente faite aux femmes continue
Mme Rosalie Ata Birregah promet une tolérance zéro face aux violences faites aux femmes. « Quand il s’agit de la violence concernant une femme, ça c’est mon combat. Nous allons mener ce combat jusqu’au bout », a-t-elle promis.
Par ailleurs, elle a promis poursuivre ses activités relatives à la promotion et l’émancipation des femmes et la lutte contre la violence faite aux femmes à travers des sensibilisations, des formations. « La violence contre une femme, ton épouse, une femme que tu as aimé. Cela, franchement, je ne l’admets pas. Je ne vais jamais l’admettre. C’est tolérance zéro en ce qui concerne la violence faite aux femmes », a promis la Présidente de l’AFED.
Elle a appelé les femmes a dénoncé la violence sous toutes ses formes, car, aujourd’hui, au Togo, elles ont des droits qui les protègent « énormément ».
A l’occasion, elle a rendu un vibrant hommage au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé qui « ne ménage aucun effort quand il s’agit de la protection et de la promotion de la femme togolaise ».
Présent à cette cérémonie, le chef de Gatokopé, Togbui Agbényo Yao Gato 1er a remercié l’AFED et la Fondation Bella pour l’initiative. Par ailleurs, il a promis poursuivre le travail de sensibilisation dans sa localité pour la promotion et la protection des droits des femmes à Djagblé Gatokopé.




