
Célébrée chaque 8 mars et tout au long du mois de mars, la Journée internationale des Droits des Femmes constitue un moment privilégié pour rappeler les progrès accomplis en matière de promotion des droits des femmes, mais aussi pour mesurer le chemin qui reste encore à parcourir.
C’est dans ce cadre qu’au Togo, la cellule focale « GENRE » du ministère de la santé, de l’hygiène publique, de la couverture sanitaire universelle et des assurances a officiellement lancé une campagne d’information et de sensibilisation communautaire sur le cancer du sein, dans le district sanitaire d’Agoè-Nyvé, sous le thème : « Droits, justice, action pour toutes les femmes et les filles : chaque lésion précancéreuse dépistée et traitée à temps est une vie sauvée ».
Ce thème, selon Madame Essi Dogbeda Kpelly, présidente de la cellule focale « GENRE » au ministère de la santé, de l’hygiène publique, de la couverture sanitaire universelle et des assurances, met clairement en lumière l’importance du dépistage précoce des lésions précancéreuses du col de l’utérus et du cancer du sein, ainsi que la nécessité d’une mobilisation collective autour du droit des femmes à une santé de qualité.
Le cancer du sein au cœur de la célébration
Selon Dr Ingrid Tegue Kengue, Gynécologue obstétricienne, le cancer est cette maladie qui ne choisit et quand le moment arrive, elle apparait. Pour elle, en Afrique et particulièrement au Togo, les femmes continuent par mourir de cette maladie qui normalement diagnostiquée tôt, peut-être traitée. « L’ignorance, la désinformation, l’inégalité d’accès aux soins et à l’information et surtout le manque de moyen », a-t-elle déclaré.
Cependant, Dr Ingrid Tegue Kengue plaide pour le changement de paradigme. « On ne doit pas juste se concentrer à Lomé, on doit aller vers les communautés. Pour aller vers les communautés, il faut un travail collectif. Nous avons les chefs traditionnels, nous avons les sages-femmes, nous avons les agents de santé communautaire qui sont les premiers contacts avec la communauté », a-t-elle rappelé.
A l’occasion, elle a appelé les femmes à connaitre leurs seins. Et si un jour le sein change de forme et de peau, alors là elles doivent s’inquiéter.
Présidant la cérémonie de lancement, au nom de Monsieur Jean-Marie Koffi Ewonoule Tessi, ministre de la santé, de l’hygiène publique, de la couverture sanitaire universelle et des assurances, le secrétaire général, le docteur Kokou Marin Wotobe a rappelé la nécessité de renforcer l’engagement en faveur des droits des femmes pour une communauté plus épanouie.
« Cette célébration nous invite à renforcer notre engagement en faveur de l’égalité, de la justice et de l’accès équitable aux opportunités et aux services essentiels, notamment dans le domaine de la santé ». A indiqué Dr Marin Kokou Wotobe, avant d’ajouter que : « La santé des femmes est en effet un pilier fondamental du développement durable de nos sociétés. Lorsqu’une femme est en bonne santé, c’est toute la famille et toute la communauté qui en bénéficient ».
La célébration de cette journée, instituée par les Nations Unies en 1977, trouve son origine dans les luttes menées par les femmes pour la reconnaissance de leurs droits politiques, économiques et sociaux. Au fil des années, elle est devenue un moment privilégié de réflexion, de mobilisation et d’action en faveur de l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, ainsi que de la promotion du bien-être et de la dignité des femmes.




