
Au Togo, le processus de décentralisation vient de franchir une nouvelle étape. Pour preuve, les Conférences administratives préfectorales (CAP) sont déjà opérationnelles. Les premières réunions de la phase pilote ont été organisées en fin de semaine passée dans les chefs-lieux des préfectures de la Binah, de Bassar, de Blitta, du Bas-Mono, d’Agoè-Nyivé et de la Kozah.
Présidées par les préfets, ces premières réunions ont réuni les maires, les chefs des services déconcentrés de l’État, les représentants des forces de l’ordre et de sécurité ainsi que les chefs de canton. Au cours des rencontres, les discussions ont porté sur les objectifs et le fonctionnement des CAP, la responsabilité des autorités et les attributions des différents acteurs. Les participants ont également examiné l’état d’avancement des programmes et projets et proposé des solutions adaptées aux spécificités locales.
Les CAP initiées par le gouvernement à travers le ministère de l’administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières, constituent des cadres d’échanges et de coordination pour la mise en œuvre des actions de développement au niveau préfectoral. Elles visent à renforcer la synergie entre les différents secteurs, à promouvoir les échanges sur la gouvernance territoriale et à faciliter la collaboration entre les acteurs publics.
« Elles doivent permettre à l’État de parler d’une seule voix et d’agir avec méthode sur l’ensemble du territoire », avait souligné le ministre de l’administration territoriale, Hodabalo Awaté lors des travaux préparatoires.
Notons que les CAP se tiennent le deuxième vendredi des mois de mars, juin, septembre et décembre. Cette phase pilote permettra de tester leur fonctionnement, d’identifier les défis et d’évaluer l’impact de cette initiative sur les populations.
Avec togofirst




