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Recettes fiscales : 1 338,9 milliards de francs CFA sont attendus de l’OTR

Au Togo, l’augmentation progressive des recettes fiscales est, sans contestation, un chemin vers la consolidation de l’État et l’efficacité des politiques publiques. Ce n’est pas une simple opération comptable, c’est une dynamique accélérée, une mobilisation de ressources internes renforcée, ouvrant la voie à des retombées positives concrètes pour l’ensemble des populations.

Par recettes fiscales, on entend l’ensemble des ressources collectées par l’État à travers les impôts, taxes et droits divers. Leur progression résulte à la fois de l’élargissement de l’assiette fiscale, de la modernisation de l’administration fiscale, d’une meilleure conformité des contribuables (promotion du civisme fiscal), etc. Cette évolution est aussi le signe d’une gouvernance plus structurée et d’un climat économique plus amical.

L’augmentation des recettes fiscales permet avant tout de renforcer la capacité de l’État à financer les services publics essentiels.

Grand objectif

Pour cette année, 1 338,9 milliards de francs CFA de recettes fiscales sont attendus de l’Office togolais des recettes. Ce montant projeté par la loi de finances marque une hausse de 10,8 % en glissement annuel par rapport à la prévision de 2025 qui était de 1 208,3 milliards de francs.

Au niveau des recettes budgétaires, les ressources fiscales restent la principale composante, estimées à plus de 82 % des recettes budgétaires, devant les recettes non fiscales attendues à 109,6 milliards et les dons-projets estimés à 166,9 milliards de francs.

Les ressources totales de l’État, elles, sont évaluées à 2 751,5 milliards de francs en 2026.

Les mémoires sont fraîches, l’OTR atteint toujours ses missions. Pour l’année 2024, l’Office a mobilisé 1 098 milliards de francs CFA. En 2025, à la fin du troisième trimestre (septembre), l’OTR avait déjà mobilisé 830,5 milliards de francs CFA, affichant une progression de 5,6 % sur un an, l’objectif annuel global pour 2025 étant fixé à 1 208,3 milliards de francs CFA.

Leviers de la performance

La hausse constante des recettes s’explique par plusieurs facteurs, notamment la digitalisation, avec la généralisation du télépaiement et de la télédéclaration pour simplifier les procédures ; l’utilisation de nouveaux outils numériques et le renforcement de la lutte contre la fraude fiscale ; les efforts pour intégrer davantage le secteur informel et sécuriser les recettes douanières…

Les secteurs de l’éducation, de la santé, des infrastructures, de la sécurité bénéficient directement de ces ressources accrues. La construction d’écoles, l’amélioration des plateaux techniques des hôpitaux, la réhabilitation des routes et le renforcement des services sociaux trouvent dans la fiscalité un appui durable et souverain.

Qu’on n’en doute plus, une meilleure mobilisation des recettes fiscales offre à l’État et aux collectivités territoriales la possibilité de se développer.

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