
Exploit historique pour l’enseignement supérieur public au Togo au concours d’agrégation du CAMES à Dakar, au Sénégal. 11 candidats présentés à la phase finale de ce 22ème concours en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion, tous ont brillamment réussi, écrivant ainsi une page majeure de l’histoire de l’Université de Lomé. Certains ont été même major dans leur discipline. Mieux encore, ils sont tous classés parmi les six premiers de leurs jurys respectifs. En signe de reconnaissance et de fierté nationale, l’Université de Lomé les a célébrés, le lundi 24 novembre 2025, dans une atmosphère pleine d’émotion, de satisfaction et de fierté nationale.

Sur 17 candidats issus des deux Universités publiques du Togo, notamment celle de Lomé et celle de Kara (Lomé et Kara), répartis en cinq disciplines, à savoir les sciences économiques, sciences de gestion, le droit privé, le droit public et la science politique, 11 ont été retenus pour la phase finale à Dakar, au Sénégal. A la phase finale, tous ont été déclarés admis.
« Fait rare, un fait magnifique »
« Tous nos candidats sous-admissibles ont été admis. Je dis bien : tous », a déclaré avec émotion et satisfaction, le Professeur Kossivi Hounaké, Président de l’Université de Lomé, qui présidé la cérémonie, en présence de nombreux enseignants-chercheurs, encadreurs, responsables administratifs, étudiants, parents, amis et autres invités.
« Un fait rare, un fait magnifique, un fait qui consacre la rigueur d’un long travail collectif, patient, exigeant, guidé par la recherche de l’excellence », a-t-il indiqué.

Cet exploit réalisé par les Universitaires togolais restera dans les annales du CAMES, des Universités publiques du Togo, des Universités en Afrique et de l’histoire académique.
Par ailleurs, sur les 12 pays ayant présenté des candidats à ce concours, le Togo se classe en 1ère place avec un taux de réussite de « 64,71% ».
« Cela signifie que notre université, loin du tumulte de la ville, son savoir-faire en bandoulière, n’est pas seulement un lieu d’enseignement : elle est une matrice de compétences, un carrefour de formation, un pôle continental d’excellence », s’est réjoui le Professeur Kossivi Hounaké.
Pour le porte-parole des lauréats, leur réussite fait honneur non seulement à la République Togolaise mais également rehausse le rayonnement de ses universités dans l’espace CAMES et à l’international.
« Il revient donc, aux lauréats que nous sommes, de maintenir ce rayonnement en assumant avec patriotisme et rigueur scientifique, les nouvelles responsabilités qui nous incombent en tant que maître de conférences agrégés de nos différentes facultés », a-t-il affirmé.

En conséquence, il a invité ses collègues à mettre leurs connaissances et différentes compétences non seulement « au service de la communauté scientifique mais également et surtout au service de la société ».
Pour lui, l’adage selon lequel, le disciple n’est pas plus grand que le maître interpelle chacun des lauréats et les invite à « beaucoup d’humilité et de respect envers nos différents maîtres ».
« Le titre d’agrégé ne doit pas nous transformer en « Monstres de Frankenstein » », a-t-il rappelé.
L’Université de Lomé, le temple de savoir de référence
Pour ce 22ème concours du CAMES, une part substantielle des lauréats africains, dans plusieurs pays et dans diverses universités, est passée par l’École de Lomé. Explicitement, dans la section droit privé, par exemple, 8 lauréats sur 12 (67%) ; en droit public 12 lauréats sur 14 (85%), en sciences de gestion 13 lauréats sur 17 (76%), en sciences économiques 24 lauréats sur 36 (66%) sont passés par la préparation de Lomé.




