
Les experts de la santé des États membres de la CEDEAO se réunissent à Freetown, en Sierra Leone, du 21 au 22 avril 2026. Cette rencontre se tient dans le cadre de la réunion du Comité des experts de la santé, deuxième réunion statutaire de la 27ᵉ Session ordinaire de l’Assemblée des ministres de la Santé de la CEDEAO, organisée par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS).
Cette réunion constitue une étape cruciale dans le processus de l’Assemblée et vise à examiner les performances sanitaires régionales, aligner les stratégies et formuler des recommandations destinées à orienter la prise de décision ministérielle, notamment en matière d’élimination du paludisme et de renforcement des systèmes de santé.
À l’ouverture, le Vice-ministre de la Santé de la Sierra Leone, Prof Charles Senesie, a souligné l’urgence d’intensifier les efforts dans la lutte contre le paludisme, qualifiant la maladie de menace persistante pour la santé publique sur le continent. Il a appelé les participants à tirer parti de cette réunion pour renforcer la coopération et établir une base solide pour une action régionale coordonnée.
S’exprimant lors de la réunion, le Directeur général de l’OOAS, Melchior Athanase J. C. Aïssi, a insisté sur le fait que le thème de l’Assemblée « Faire progresser l’élimination du paludisme grâce à une stratégie régionale intégrée » reflète à la fois l’ampleur du défi et l’urgence d’agir. Il a noté que, malgré les progrès accomplis, le paludisme continue de peser lourdement sur les systèmes de santé, les économies et les populations vulnérables, en particulier les enfants et les femmes enceintes.
Le Dr Aïssi a également souligné que l’élimination du paludisme en Afrique de l’Ouest ne pourra être atteinte par des efforts isolés, mais plutôt par une action régionale coordonnée et intégrée. À cet égard, il a mis en avant le rôle central des experts dans l’harmonisation des stratégies entre les pays, la continuité des interventions au-delà des frontières, la surveillance épidémiologique intégrée, ainsi que la mobilisation d’investissements durables et bien coordonnés, associés à une action synchronisée dans le temps.
Au-delà du paludisme, il a également évoqué la persistance d’autres défis sanitaires dans la région, réitérant l’importance d’une approche globale. Il a conclu en exprimant l’espoir que les discussions au cours des deux jours déboucheront sur des engagements concrets et mesurables, alignés sur la vision commune d’élimination du paludisme dans la sous-région.
Les discussions porteront également sur le cadre régional d’élimination du paludisme, l’opérationnalisation de la Politique régionale de santé communautaire, ainsi que l’élaboration et l’adoption de la Charte de Freetown. Les participants partageront également leurs expériences et formuleront des recommandations sur des questions stratégiques, notamment la surveillance, la préparation et la riposte aux épidémies, le dialogue régional sur le VIH/SIDA et les initiatives de lutte contre la fièvre de Lassa.




