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Togo : le taux brut de scolarisation au secondaire se déchaîne

Au Togo, le paysage éducatif a gagné beaucoup de points au cours de ces dernières années. De 80% en 2024, le taux brut de scolarisation au secondaire est passé à 130% en 2026. Toutefois, selon les prévisions du ministère en charge de l’éducation, le meilleur reste encore à venir.

Les indicateurs officiels partagés par les autorités compétentes montrent l’effectivité d’un élan progressif dont l’allure est difficile à suivre pour les autres pays de la sous-région. Le taux brut de scolarisation au premier cycle du secondaire est, en l’occurrence, le point qui nous intéresse.

Le premier cycle du secondaire fait référence au collège (de la 6ème à la 3ème). Ce taux mesure donc l’accès des élèves à ce niveau d’enseignement et s’inscrit en hausse continue au Togo.

En se référant aux rapports du ministère de tutelle, le taux établi à « 80,40 % en 2024 », est passé à « 82,2 % en 2025 » et devrait atteindre « 129,7 % en 2026 ».

Un indicateur clé pour comprendre l’accès à l’école

Le taux brut de scolarisation correspond au rapport entre le nombre total d’élèves inscrits dans un cycle donné, quel que soit leur âge, et la population officielle en âge de fréquenter ce cycle.

Exprimé en pourcentage, il permet d’évaluer la capacité du système éducatif à accueillir les apprenants. Un taux supérieur à 100 % n’est pas une anomalie.

Il signifie que le système accueille non seulement les enfants ayant l’âge théorique du cycle concerné, mais aussi des élèves plus jeunes ou plus âgés, souvent en raison de parcours scolaires irréguliers ou de reprises d’études.

Une progression révélatrice d’un accès élargi

La hausse observée entre 2024, 2025 et (potentiellement) 2026 traduit un élargissement significatif de l’accès au premier cycle du secondaire. Elle reflète les efforts engagés pour renforcer les infrastructures scolaires, recruter des enseignants et encourager la poursuite des études après le primaire. Entre 2024 et 2025, par exemple, 738 salles de classe ont été construites dans l’ensemble des cinq régions du pays.

La progression est également le fruit de politiques incitatives, telles que la suppression des coûts liés à la scolarité et l’accès aux soins en cas de maladie. Elle favorise l’acquisition de compétences, renforce le capital humain et prépare les jeunes à une meilleure insertion dans la vie professionnelle, réduisant les inégalités de tous ordres.

Cette progression est porteuse d’espoir, mais elle appelle également à une vigilance accrue. Accueillir plus d’élèves implique de maintenir la qualité de l’enseignement, d’adapter les infrastructures et de garantir un encadrement pédagogique adéquat. Pour le Togo, le choix est vite fait : c’est de s’aligner derrière ces réalisations, même si elles coûtent une fortune.

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