
Au Togo, le gouvernement s’est engagé à renforcer des actions communales dans la gestion des déchets, de la salubrité, de la protection de l’environnement et de la préservation d’un cadre de vie décent. Cet engagement a été confirmé dans une note circulaire conjointe en date du jeudi 13 février 2026, signée par le ministre de l’Administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières, Colonel Hodabalo AWATE ; le ministre de l’Environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique , Professeur Dodzi Komla KOKOROKO ; le ministre de la Santé, de l’hygiène publique, de la couverture sanitaire universelle et des assurances, Jean-Marie Koffi TESSI et le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’urbanisme, Sevon Tépé Kodjo ADEDZE.
Ainsi, conformément au cadre juridique en vigueur dans le pays, le Gouvernement a appelé les Maires à exercer leurs responsabilités, au titre de leurs compétences propres et partagées, dans la gestion des déchets, de la salubrité, de la protection de l’environnement et de la préservation d’un cadre de vie décent.
Responsabilités des Maires
Dans la note circulaire, les ministres ont précisé qu’il appartient aux Maires de :
-élaborer et mettre en œuvre dans les meilleurs délais des plans communaux de salubrité et de gestion des déchets, adaptés aux particularités locales ;
-organiser de manière régulière des opérations d’assainissement et de nettoyage des espaces publics, marchés, voies et zones à forte fréquentation humaine ;
-mettre en place ou renforcer par tout moyen, les dispositifs de collecte, de transport et traitement des déchets, dans le respect des prescriptions environnementales ;
-identifier, aménager et inspecter les sites appropriés de transit, de dépôt ou de traitement des déchets ;
-prendre et faire strictement appliquer les arrêtés municipaux relatifs à l’hygiène, à la salubrité et à la protection du cadre de vie ;
-exercer avec diligence leur pouvoir de police administrative, afin de prévenir et de sanctionner tout comportement ou actes contraires aux normes d’hygiène publique et de l’environnement ;
-promouvoir une citoyenneté responsable fondée sur le respect de l’environnement et du cadre de vie.
« Les services déconcentrés de l’Etat chargés de l’environnement, de la protection des ressources naturelles et de l’entretien du cadre de vie sont, pour leur part, instruits à l’effet d’apporter aux communes, tout l’appui technique et institutionnel requis dans la conduite de ces missions. Ils veilleront à la cohérence des interventions menées à l’échelle locale et régionale », a souligné la note.
Par ailleurs, pour la réussite de cette mission, le gouvernement attend de chaque acteur concerné, une « mobilisation et un investissement accrus » dans la réalisation effective de ses responsabilités, à la mesure des défis sanitaires, environnementaux et sociaux rencontrés au niveau des communes.
Invite à l’Etat
Déjà engagé dans ce combat, l’Etat doit faire davantage en équipement à travers l’ANASAP qui doit s’adapter aussi au contexte. Mieux encore créer une nouvelle structure opérationnelle de gestion des ordures dans le Grand Lomé et à l’intérieur du pays en faveur des collectivités locales qui sont d’ailleurs limitées devant les ambitions affichées par le gouvernement.




