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Togo : l’aide financière rejaillit sur chaque ménage

La solidarité ne se décline plus seulement en intentions, elle s’exprime désormais en actes mesurables au Togo. Elle s’exprime en francs CFA. Face aux vulnérabilités économiques persistantes, l’État a fait le choix précieux des transferts monétaires et des filets sociaux comme instruments centraux de protection des ménages. C’est une approche pragmatique, n’ayons pas de retenue à le dire, qui assiste et redonne de la dignité ainsi que de la capacité d’action aux populations les plus fragiles.

Le pays intensifie les transferts monétaires directs au profit des ménages vulnérables. Ces aides financières ciblées permettent aux bénéficiaires de faire face aux dépenses essentielles, qu’il s’agisse de l’alimentation, de la santé, de l’éducation ou du logement.

Ces transferts, souvent accompagnés de mesures d’encadrement, ont l’avantage de stimuler l’économie locale. L’argent perçu circule dans les marchés, soutient les petits commerces et renforce la résilience des communautés, tout en limitant les mécanismes d’endettement ou de précarisation.

Un nouveau programme

Le transfert monétaire s’accentue avec un programme lancé en décembre 2025, dans la commune d’Agoè-Nyivé 4. 700 000 personnes sont concernées par cette nouvelle phase. Le programme sera progressivement déployé sur le territoire national.

Le but est de soutenir les ménages vulnérables, dans une logique de renforcement de la justice sociale et de la préservation de la cohésion nationale. L’idée marie les aspirations du président du Conseil, Faure Gnassingbé, celui-là même qui travaille avec rigueur et méthode pour qu’aucun Togolais ne soit abandonné.

Le programme, dont l’une des forces sera son ouverture à plusieurs couches de la population, bénéficie de l’appui de la Banque mondiale. Entre août 2024 et août 2025 seulement, plus de 1,1 milliard de francs a été mobilisé pour financer les transferts monétaires en faveur des personnes vulnérables, dans le cadre des programmes de filets sociaux de base.

D’après les calculs de l’Agence nationale d’appui au développement à la base (Anadeb), le montant susmentionné a bénéficié à 18 716 personnes sur la durée, amenant le total des personnes touchées depuis le lancement du dispositif à 142 722. En tout, ces dernières années, la somme investie dans le cadre de ces transferts va jusqu’à 12,6 milliards de francs.

Les filets sociaux ou la protection durable

Au-delà des aides ponctuelles, le Togo bâtit un véritable système de filets sociaux. Ceux-ci combinent transferts monétaires, travaux publics à haute intensité de main-d’œuvre, et accompagnement social, construction d’infrastructures.

Il protège les ménages contre la pauvreté structurelle tout en favorisant leur inclusion économique. Ces dispositifs s’adressent prioritairement aux femmes, aux personnes âgées, aux jeunes sans emploi et aux foyers exposés aux risques.

C’est donc apparent que les transferts monétaires et les filets sociaux ne sont pas une dépense stérile, mais un investissement dans le capital humain. En permettant aux familles de maintenir les enfants à l’école, d’accéder aux soins et de stabiliser leur quotidien, ces programmes préparent les bases d’un développement plus inclusif et d’un avenir plus équilibré.

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