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Santé sexuelle et reproductive : la 14ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou s’ouvre à Lomé

Lomé, la capitale togolaise, accueille depuis le mardi 16 décembre et ce, jusqu’au 19 décembre 2025, la 14ème Réunion Annuelle du Partenariat de Ouagadougou. Cette rencontre qui reunit les délégations de neuf (09) pays de l’ Afrique de l’ouest francophone , à savoir le Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Togo sera l’occasion pour les participants de réfléchir sur les financements relatifs à la santé sexuelle et reproductive dans la région.  

Placée autour du thème « Accélérer le financement domestique des DSSR : quelles stratégies pour un engagement durable ? », la 14ème Réunion Annuelle du Partenariat de Ouagadougou intervient dans un contexte marqué par la contraction des financements internationaux et la nécessité d’un engagement renforcé des pays en faveur d’un financement domestique durable des droits et de la santé sexuels et reproductfis (DSSR).

Le thème choisi reflète cette priorité et invite l’ensemble des acteurs à réfléchir à des solutions concrètes et adaptées au contexte de chaque pays.

Spécifiquement, il traduit la nécessité de réduire la dépendance à l’aide extérieure ; renforcer la part des budgets nationaux alloués aux DSSR ; mobiliser le secteur privé, les partenaires régionaux et les mécanismes de financement innovants ; soutenir les approches communautaires et les organisations de la société civile ; assurer la continuité des services de PF et de DSSR, y compris en contexte de crise.

Selon Marie Ba, Directrice de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou, depuis 2011, leur région a démontré qu’une mobilisation collective, cohérente et déterminée peut transformer la réalité sanitaire des populations.

“Au cours de ces trois jours, nous aurons l’opportunité de réfléchir ensemble aux trajectoires nationales, d’interroger les modèles émergents, de partager des expériences porteuses d’enseignements et d’identifier des solutions concrètes pour garantir la continuité des services. L’agenda de cette année reflète cette ambition : mettre en lumière les pays résilients face aux crises, analyser les effets des retraits de financements, interroger la discontinuité comme facteur déterminant, valoriser l’engagement des chefs traditionnels, et ouvrir de nouvelles perspectives sur l’investissement domestique et multisectoriel”, a-t-elle déclaré.

Procédant à l’ouverture officielle de la RAPO 2025, Jean-Marie Koffi TESSI, Ministre de la Santé, de l’hygiène publique, de la couverture sanitaire universelle et des assurances a rappelé que le Togo, dans sa quête constante d’un développement économique et social durable, accorde une place centrale à la santé reproductive, à la planification familiale et à l’autonomisation des communautés. En effet, les Droits et Santé Sexuels et Reproductifs constituent un levier essentiel pour la cohésion régionale et l’équilibre démographique de notre sous-région.

Le Togo, à l’instar de plusieurs pays du Partenariat, a engagé des efforts importants en faveur de la couverture sanitaire universelle, de la budgétisation sensible à la santé publique, de la budgétisation sensible au genre et de la mobilisation de ressources intérieures », a déclaré le Ministre TESSI. Par ailleurs, il reste convaincu que les échanges qui auront lieu au cours de ces trois jours permettront de dégager « des pistes solides, fondées sur l’expérience de nos pays, les initiatives des jeunes, l’expertise des partenaires, et une vision commune de l’avenir de la planification familiale en Afrique de l’Ouest francophone ».

« Au-delà des politiques et des engagements, il convient de rappeler que c’est bien l’avenir de nos communautés, la dignité de nos populations et la stabilité des générations futures que nous portons collectivement au coeur des travaux qui seront menés durant cette rencontre. Investir dans les Droits et Santé Sexuels et Reproductifs aujourd’hui, c’est bâtir une Afrique plus juste, plus forte et véritablement souveraine demain », a souligné Jean-Marie Koffi TESSI.

Pour rappel, le programme de la RAPO 2025 s’étend sur plusieurs jours et alterne sessions plénières, sessions parallèles, espaces pays, posters et événements satellites.

À propos du Partenariat de Ouagadougou

Créé en 2011 à l’issue de la Conférence de Ouagadougou sur la population et la planification familiale, le Partenariat de Ouagadougou (PO) réunit neuf pays d’Afrique de l’Ouest francophone : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo. Le PO repose sur deux principes fondateurs : (i) une meilleure coordination entre les bailleurs de fonds pour maximiser le soutien aux pays et (ii) Une collaboration nationale et régionale renforcée pour répondre aux besoins non satisfaits en matière de planification familiale.

Son Unité de Coordination, basée à Dakar, assure la cohérence stratégique, la mobilisation politique, la coordination technique et la visibilité régionale du Partenariat. L’un des objectifs centraux du PO est d’atteindre 13 millions d’utilisatrices de méthodes contraceptives modernes d’ici 2030, en s’appuyant sur des approches fondées sur les données probantes, le partenariat et la redevabilité mutuelle.

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