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Emploi au Togo : une renaissance de la maternité comme valeur sociale

Dans le monde du travail et dans l’architecture des droits sociaux, certaines protections portent une charge symbolique et humaine particulière. Celle accordée aux travailleuses enceintes en fait incontestablement partie. Au Togo par exemple, la législation consacre un principe fondamental : la grossesse ne saurait être un motif de licenciement.

Il est clairement reconnu que cette avancée majeure dans la législation inscrit la dignité de la femme au cœur du monde du travail. À travers cette protection, estime une source proche de l’inspection du travail, « c’est bien plus qu’un cadre juridique qui se dessine, c’est une vision de la société, où la maternité est reconnue, respectée, accompagnée et non pénalisée ».

Une garantie contre les discriminations

Dans de nombreux contextes, la grossesse peut exposer les femmes à des formes de précarisation, voire à des ruptures abusives de leur contrat de travail. Au Togo, on renseigne que « entre 2023 et 2025, des réformes structurelles majeures ont été engagées, notamment celle de la protection des travailleuses contre le licenciement dès la grossesse ».

Ainsi, en érigeant cette couverture claire contre le licenciement lié à cet état, le Togo rompt avec ces pratiques et affirme le droit des femmes à concilier vie professionnelle et maternité.

La disposition du législateur garantit aux travailleuses une sécurité essentielle durant une période particulièrement sensible de leur vie. Elle leur permet de poursuivre leur activité sans craindre de perdre leur emploi du fait de leur grossesse.

La protection trouve siège dans un cadre juridique précis, qui encadre strictement les conditions de rupture du contrat de travail pour les femmes enceintes. En interdisant toute décision fondée sur la grossesse, la loi pose une limite dissuasive aux pratiques discriminatoires. Elle rappelle aux employeurs leurs obligations et consacre l’égalité de traitement comme une exigence incontournable dans un pays qui aspire au développement durable.

Une reconnaissance de la maternité comme valeur sociale

Au-delà de la sphère professionnelle, cette protection traduit une reconnaissance plus large de la maternité comme une valeur sociale. Donner la vie n’est pas un frein, mais une contribution essentielle à la société.

En optant pour la protection des travailleuses enceintes, le Togo affirme que la maternité ne doit pas être synonyme de vulnérabilité, mais qu’elle mérite au contraire accompagnement et considération.

C’est là où intervient le dispositif Wezou, lancé en août 2021 dans le pays pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Selon les autorités, le dispositif affiche « des résultats marquants ». À fin septembre 2024, « 633 426 femmes enceintes ont été enrôlées, avec 366 245 accouchements pris en charge et plus de 3,2 millions de prestations médicales fournies ».

Intégration de Wezou dans l’AMU

En termes de fonctionnement, le programme, qui vise toutes les femmes enceintes, subventionne les consultations, les échographies, les analyses et les accouchements, incluant la césarienne. Plusieurs milliards de francs CFA sont injectés pour sa mise en œuvre. Wezou s’intègre dans la politique d’assurance maladie universelle (AMU) en cours.

La sécurisation de l’emploi des femmes pendant la grossesse, disons-le, a des répercussions directes sur leur autonomie économique. Elle leur permet de maintenir leurs revenus, de préserver leur indépendance et de continuer à participer pleinement à la vie économique. Leur accès subventionné aux soins permet de les protéger et de maintenir en bonne santé leur bébé, une stabilité bénéfique pour les familles.

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