
Le nord du Togo reprend du poil de la bête, en partie grâce à des initiatives pertinentes parmi lesquelles figure le Projet de cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée (Coso). Celui-ci ne se contente pas de transformer les paysages, mais améliore également les conditions de vie des hommes et des femmes.
Le projet Coso a, en très peu de temps, conquis le cœur des populations. Avec un taux de satisfaction remarquable de 92,9 %, les bénéficiaires saluent des infrastructures qu’ils jugent pertinentes, adaptées et en parfaite adéquation avec leurs besoins.
Ce niveau d’adhésion, rare pour des projets d’une telle envergure, témoigne d’une réussite qui dépasse les espérances. Il consacre une approche centrée sur l’écoute, la proximité et l’efficacité, où chaque réalisation répond à une demande réelle exprimée par les communautés elles-mêmes.
Quand les populations valident l’action publique
Le taux de satisfaction de 92,9 % est plus qu’un simple indicateur : c’est une reconnaissance. Celle d’un projet qui a su éviter l’écueil des solutions imposées pour privilégier des réponses co-construites avec les bénéficiaires.
Dans les villages et les localités concernées, les infrastructures réalisées ne sont pas perçues comme des ouvrages extérieurs, mais comme des acquis collectifs.
Très vite, la cible du projet est passée de 324 000 à 468 000 bénéficiaires, dont 30 000 réfugiés et 114 000 ménages de communautés d’accueil. À fin décembre 2025, le bilan indique qu’un appui significatif a été apporté aux Groupements d’intérêt économique (GIE).
Au total, 750 GIE ont été appuyés depuis le début du projet. Cela représente 21 594 bénéficiaires, dont 49,92 % de femmes, 21,70 % de réfugiés, 2,91 % de déplacés internes et 75,39 % de membres de communautés d’accueil.
Un tissu social consolidé
Au-delà de l’amélioration des conditions de vie, le projet contribue à restaurer la confiance entre les populations et les gouvernants. Cette confiance est essentielle, surtout dans des régions où les défis sécuritaires et économiques peuvent fragiliser le lien social.
En répondant efficacement aux attentes, le Coso renforce le sentiment d’inclusion et d’appartenance. Les communautés se sentent écoutées, considérées et impliquées dans leur propre développement. Cela favorise une cohésion sociale capable de résister aux tensions et aux incertitudes.
Le succès du projet Coso, mesuré tant par ses réalisations que par la satisfaction des bénéficiaires, en fait un modèle d’intervention à forte valeur ajoutée. Il démontre qu’un projet de développement peut être à la fois ambitieux, efficace et profondément humain. Loin des approches standardisées, il privilégie l’adaptation, l’écoute et la participation. Une méthode qui, manifestement, porte ses fruits.
C’est d’ailleurs son objectif : « améliorer la collaboration régionale et la résilience socioéconomique et climatique des communautés frontalières dans les régions cibles du nord des pays du Golfe de Guinée, exposées aux conflits et aux risques climatiques, par le biais d’un dialogue régional et d’investissements dans les zones frontalières ».




