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Golfe de Guinée : Prévisions saisonnières 2026 présentées au PRESAGG à Lomé

L’édition 2026 du Forum régional de prévision saisonnière des caractéristiques agro-hydro-climatiques dans les pays du Golfe de Guinée (PRESA GG) s’est tenue à Lomé, au Togo, du 23 au 27 février 2026. Organisée l’Agence nationale de la météorologie au Togo (ANAMET) en partenariat avec par le Centre Climatique Régional pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (AGRHYMET), l’ACMAD, les Services Météorologiques et Hydrologiques Nationaux (SMHN) des pays du Golfe de Guinée et les Organisations des Bassins fluviaux en charge des bassins côtiers et l’Organisation de Météorologie Mondiale (OMM), a permis de divulguer les résultats des Prévisions saisonnières des caractéristiques Agro-hydro-climatiques de la grande saison des pluies dans les Pays du Golfe de Guinée (PRESAGG 2026).

Cette rencontre de cinq (05) jours a permis de renforcer les capacités des services hydrométéorologiques nationaux à travers la co-production des prévisions agro-hydro-climatiques pour la réduction des risques liés au secteur de l’agriculture.

A en croire le DG de l’Agence nationale de la météorologie du Togo (ANAMET), Dr Latifou ISSAOU, l’objectif du Forum est de partager avec les participants les résultats des prévisions saisonnières de la grande saison des pluies issues des travaux de leurs Experts des services agro-hydro-météorologique des pays du Golfe de Guinée.

Selon les résultats de ces Prévisions (PRESAGG-2026), « pour la grande saison des pluies 2026 dans les parties Sud des pays du Golfe de Guinée, il est globalement attendu des cumuls pluviométriques moyens à déficitaires avec une forte probabilité d’observer des précipitations excédentaires dans la première moitié de la saison au niveau de certaines localités du Sud du Nigéria, du Bénin, du Togo, du Ghana et de la Côte d’Ivoire ; un démarrage précoce à normal, une fin précoce à normale ; des séquences sèches courtes à normales et des écoulements moyens à excédentaires dans les bassins côtiers. Toutefois, la seconde partie de la saison des pluies s’annonce moins pluvieuse ».

Prenant la parole, Dr Issoufou Baoua, Directeur Général du Central Régional AGRHYMET a réaffirmé la détermination dudit Centre à accompagner durablement les pays du Golfe de Guinée dans le renforcement des services climatiques, face à l’accroissement de la variabilité et des changements climatiques. « Nous demeurons engagés à faire des prévisions saisonnières un véritable levier d’anticipation, de prévention et de développement durable », a-t-il souligné.

Pour sa part, Komlan Loukou-Kadjé, Ministre des Transports, du désenclavement et des pistes rurales a fait savoir que les résultats attendus du Forum suscitent un vif intérêt. « Ils permettront en effet d’éclairer les décisions des gouvernements et de contribuer à une meilleure planification des actions, tant au niveau national que régional », a-t-il déclaré.

A l’occasion, il a assuré les participants à la rencontre que le Gouvernement togolais, à l’instar des ceux des autres pays du Golfe de Guinée, « accordera une attention toute particulière aux conclusions de ce Forum, dans une logique d’anticipation, de prévention et de résilience ».

Impacts potentiels des prévisions

Impacts négatifs potentiels des prévisions

Les Experts ont noté des impacts négatifs potentiels des prévisions saisonnières 2026 dans les parties Sud des pays du Golfe de Guinée. Ils pourraient se présenter comme suit :

Selon les résultats des prévisions, dans les zones où il est attendu des dates de début de saison précoces, des séquences sèches courtes ainsi que des cumuls pluviométriques et des écoulements fluviaux normaux à supérieurs aux moyennes, il n’est pas exclu d’observer des évènements de fortes pluies pouvant entrainer des inondations plus ou moins localisées, notamment dans la première moitié de la grande saison des pluies.

Par ailleurs, dans les zones où il est attendu des cumuls pluviométriques normaux à déficitaires, des dates de fin de saison précoces et des écoulements normaux, il y a le risque d’une mauvaise répartition des pluies pouvant entrainer des impacts négatifs sur la croissance des cultures et la disponibilité de l’eau pour les barrages hydro-électriques, les périmètres irrigués et la production halieutiques.

Impacts positifs potentiels des prévisions

S’agissant des impacts positifs potentiels des prévisions, d’après des Experts, ils peuvent surtout être mis à profit dans les zones où il est attendu un démarrage précoce de la saison des pluies, des cumuls pluviométriques et des écoulements supérieurs aux moyennes. Dans ces zones, ont-ils rappelé, les acteurs pourraient saisir les opportunités qu’offre la saison pour augmenter la production agricole, énergétique, halieutique.

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