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Avancement de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle au Togo

La consolidation progressive de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle prend place au Togo, pays qui aspire à bien structurer son développement. Ailleurs reléguées à la périphérie des politiques éducatives, ces deux notions connaissent ici un regain d’attention, à la mesure de leur impact réel sur la vie quotidienne des populations.

L’alphabétisation désigne l’acquisition des compétences fondamentales en lecture, en écriture et en calcul, principalement chez les jeunes et les adultes qui n’ont pas bénéficié d’un parcours scolaire complet. C’est la première marche vers l’autonomie intellectuelle et sociale. Savoir lire un document, écrire une requête ou comprendre une information de santé publique, par exemple, n’est pas un luxe, mais une nécessité vitale dans une société en mutation rapide.

Complémentaire à cette démarche, l’éducation non formelle se distingue par ses programmes d’apprentissage qui se déroulent en dehors du système scolaire formel. Basée sur la participation volontaire, elle est flexible, centrée sur l’apprenant et vise l’acquisition de compétences personnelles, sociales ou techniques, souvent sans diplôme officiel. Son objectif est de transmettre des savoirs pratiques immédiatement utiles.

Deux approches savamment adoptées au Togo

L’alphabétisation et l’éducation non formelle promues sur le territoire répondent aux défis sociaux majeurs. Elles touchent en priorité les femmes, les personnes déscolarisées et les populations rurales, souvent confrontées à des inégalités persistantes d’accès à l’éducation formelle. Au cours de l’année 2025, les actions du ministère des Solidarités, en ce qui concerne les deux approches, ont permis de former 7 807 personnes.

Cette année, avant que ce nombre de citoyens (les femmes en majorité) soit atteint, le taux d’alphabétisation était estimé à 66,54 % pour les personnes âgées de 15 ans et plus.

Plus tôt en 2023, s’agissant de l’éducation et de la formation, de l’autonomisation économique des femmes et des filles, de la lutte contre les violences basées sur le genre, les interventions du même ministère ont atteint 265 321, bénéficiaires. L’alphabétisation et l’éducation non formelle ont alors touché 43 401 personnes.

Des bienfaits multiples

Ainsi, grâce aux centres d’alphabétisation et aux programmes adaptés aux besoins de tous, de nombreux citoyens retrouvent confiance en eux, améliorent leurs revenus et participent plus activement à la vie collective. Les bienfaits sont alors multiples.

Sur le plan économique, l’alphabétisation favorise l’entrepreneuriat local et une meilleure gestion des activités génératrices de revenus. Sur le plan social, elle renforce la cohésion communautaire et la participation citoyenne. Sur le plan culturel, elle contribue à la valorisation des langues nationales, souvent utilisées comme vecteurs d’apprentissage.

En consolidant l’alphabétisation et l’éducation non formelle, le Togo investit dans un capital humain inclusif et durable. Ces formes d’éducation façonnent les fondations d’une société plus éclairée, plus résiliente et mieux armée pour relever les défis de demain.

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