
La protection de l’environnement s’impose comme un impératif national pour répondre aux enjeux climatiques, économiques et sociaux. Face à la pression croissante exercée sur les écosystèmes, le Togo fait de la préservation de la nature un gros point de sa politique de développement durable, convaincu qu’il n’y a pas de prospérité durable sur une terre fragilisée.
Des zones côtières menacées par l’érosion aux forêts soumises à une exploitation intense, en passant par les bassins agricoles exposés aux aléas climatiques ou encore les mauvaises habitudes observées partout dans les quartiers pollués, les défis environnementaux sont nombreux. Mais ils ont surtout servi de catalyseur à une action publique plus structurée, plus anticipatrice et résolument tournée vers la résilience.
La stratégie environnementale du Togo repose sur une vision : concilier développement économique et préservation des ressources naturelles. Cette orientation se traduit par l’adoption de politiques visant à lutter contre la déforestation, à promouvoir une gestion durable des terres et à renforcer la gouvernance environnementale.
Des programmes nationaux de reboisement sont intensifiés, restaurant le couvert végétal et freinant l’avancée de la désertification. Ces actions, menées avec l’implication des collectivités locales et des communautés rurales, traduisent une approche inclusive où la protection de l’environnement devient l’affaire de tous.
Un reboisement intense
Le pays enregistre des progrès notables en environnement, avec des objectifs ambitieux comme planter un milliard d’arbres d’ici 2030 et couvrir 25 % du territoire. Les efforts majeurs incluent le passage à 3 % de véhicules électriques en 2025 (contre 0 % en 2020), l’interdiction des carburants sales importés et un suivi renforcé de la qualité de l’air. La stratégie climatique est claire : le pays vise le « zéro carbone » d’ici 2050.
Par ailleurs, confronté aux effets de plus en plus visibles du dérèglement climatique, le Togo a renforcé sa capacité d’anticipation et de prévention. Inondations, sécheresses et phénomènes météorologiques extrêmes ont conduit les autorités à investir dans des systèmes d’alerte précoce, des outils de cartographie des risques et des mécanismes de planification adaptés.
Au-delà des politiques nationales, la dynamique environnementale togolaise s’enracine dans les territoires. De nombreuses initiatives locales émergent autour de la gestion des déchets, de la promotion des énergies renouvelables et de l’agriculture respectueuse de l’environnement. Les communes jouent un rôle croissant dans la sensibilisation des populations et la mise en œuvre d’actions concrètes au plus près des réalités quotidiennes. Le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (Fact) du Togo, par exemple, a été doté de 7 milliards de francs CFA pour 2024, en hausse par rapport à 2023, afin de soutenir les investissements locaux. Une partie de cet argent a été utilisée par les bénéficiaires pour renforcer la résilience climatique dans leur zone respective.
Il ne faut néanmoins pas le confondre avec le budget global de l’État (2 179,1 milliards pour 2024) ou le budget vert (118,2 milliards de francs), mais il fait partie des transferts de l’État vers les communes.
En faisant de la protection de l’environnement un axe structurant de son développement, le Togo se montre responsable et lucide. Ce combat, n’ayons pas peur de le dire, garantit un équilibre durable entre l’homme et la nature.




