
La santé publique s’améliore sous l’effet de décisions politiques au Togo. Pour réduire l’impact des maladies chroniques et sensorielles, l’État déploie des actions accessibles, allant du dépistage à la prise en charge médicale gratuite. Ces initiatives ciblent aussi bien les élèves que les populations vulnérables.
Dans le cadre de la promotion de la santé en milieu scolaire, le gouvernement a organisé une vaste campagne de dépistage et de soins gratuits dans la commune du Golfe 1. Grâce à cette campagne, près de 14 000 élèves et enseignants de plusieurs établissements ont bénéficié du dépistage et du traitement de plusieurs pathologies comme le diabète, les troubles auditifs, les affections oculaires et les maladies bucco-dentaires.
Pour assurer le succès de cette opération, des dizaines de professionnels de santé (médecins généralistes, dentistes, ophtalmologues, ORL et spécialistes du diabète) sont mobilisés sur le terrain. Forts de ses premiers résultats, les responsables envisagent d’étendre le programme à d’autres communes du Grand Lomé, avec l’espoir de le déployer bientôt à l’échelle nationale.
Améliorer la vue
Le Togo fait face à un défi majeur en santé oculaire, avec un taux alarmant de 40,8 % de déficiences visuelles. Pour répondre à cette urgence, les dirigeants mettent en place des stratégies nationales servant à traiter les cas curables et réduire les inégalités d’accès aux soins. Ainsi, en octobre 2025, le Togo a lancé une campagne nationale pour opérer gratuitement jusqu’à 2 000 yeux atteints de cataracte dans tout le pays, en ciblant notamment les populations vulnérables.
Quelques mois plus tôt, le pays a réceptionné deux cliniques mobiles : l’une dédiée à l’ophtalmologie et l’autre à la santé bucco-dentaire pour combler les disparités d’accès aux soins notamment dans les zones rurales. Par ailleurs, à l’occasion de la Journée mondiale de la Vue célébrée en octobre, le Togo a lancé une campagne de dépistage des anomalies visuelles, ciblant plus de 15 000 enfants et adolescents. L’offensive vise à détecter précocement les troubles de la vue et à faciliter l’accès aux soins.
Ralentir la progression du diabète
Selon les estimations de la Fédération internationale du diabète (FID) en 2024, 177 500 adultes âgés de 20 à 79 ans vivent aujourd’hui avec le diabète au Togo. Cela représente une prévalence nationale d’environ 4,8 %. Afin de répondre à cette crise, les autorités sanitaires mettent en œuvre plusieurs mesures pour prévenir la maladie, en améliorer la prise en charge et réduire la mortalité liée aux complications.
Parmi ces mesures, des campagnes de sensibilisation sont organisées dans les différentes régions du pays pour éduquer le grand public sur les risques et la prévention du diabète.
Face au diabète, qui affecte entre 6 et 7 % de la population togolaise, la World Diabetes Foundation a financé, depuis 2020, un projet intitulé « Lutter contre le diabète et ses complications au Togo ».
Il est destiné à améliorer la prise en charge des patients diabétiques, notamment ceux souffrant de complications graves telles que la rétinopathie diabétique et le pied diabétique. En septembre 2024, le bilan effectué permet de voir que le projet a couvert plus de 30 districts sanitaires dans 4 régions que sont les Savanes, la Kara, la Centrale et les Plateaux.




