
La décentralisation s’impose comme l’un des fils conducteurs de l’action publique portée par Faure Gnassingbé. Plus qu’une réforme institutionnelle, c’est la vision d’un État qui se réorganise pour mieux servir, d’un pouvoir qui accepte de se partager pour mieux s’enraciner, et d’un développement qui s’écrit au plus près des réalités locales.
La décentralisation acquise au Togo est le fruit d’une volonté politique claire, portée au plus haut niveau de l’État. En relançant et en consolidant ce processus, le pays pose un acte fondateur : reconnaître que l’efficacité de l’action publique passe par la responsabilisation des collectivités territoriales et par la participation active des citoyens à la gestion de leurs affaires.
L’organisation des élections locales, la mise en place des conseils municipaux et régionaux, ainsi que le transfert progressif de compétences aux collectivités, traduisent cette détermination à faire vivre la démocratie à la base.
Des collectivités au cœur du développement
Dans la vision promue par le président du Conseil, qui reconnaît que la « décentralisation n’est pas un slogan, mais une dynamique vivante à consolider », la commune n’est plus un simple relais administratif, mais un acteur central du développement.
Urbanisme, assainissement, gestion des marchés, voirie locale, services sociaux de proximité : autant de domaines où les collectivités exercent désormais une responsabilité directe, avec une meilleure connaissance des besoins des populations.
Cette proximité décisionnelle permet d’adapter les politiques publiques aux spécificités locales et d’optimiser l’usage des ressources. Elle favorise également l’émergence d’initiatives locales, porteuses d’innovation et de solutions concrètes aux défis du quotidien.
Un accompagnement financier et institutionnel renforcé
Conscient que la décentralisation ne peut réussir sans moyens adéquats, l’État a mis en place des mécanismes d’accompagnement financier et technique. Le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (Fact), les reversements de certains impôts et taxes par l’Office togolais des recettes (OTR) aux communes, les programmes de renforcement des capacités des élus locaux et des cadres municipaux constituent les piliers de cet accompagnement.
L’objectif est de donner aux collectivités les moyens d’exercer pleinement leurs compétences, tout en garantissant la cohérence de l’action publique nationale. La décentralisation se construit ainsi dans un équilibre subtil entre autonomie locale et solidarité nationale.
Au-delà des institutions, la décentralisation voulue par Faure Gnassingbé repose sur une philosophie de gouvernance participative. Les citoyens sont appelés à devenir des acteurs à part entière du développement local, à travers les cadres de concertation, les consultations communautaires et les mécanismes de redevabilité. Cette dynamique renforce la transparence, consolide la confiance entre les administrés et leurs élus, et nourrit une citoyenneté plus active.
Le leader est sûr qu’une « République moderne n’est pas seulement une République de procédures. C’est d’abord une République d’équité, où chaque citoyen, où qu’il vive, a un égal accès à des droits fondamentaux : l’éducation, la santé, l’eau, l’énergie, la sécurité. C’est aussi une République de proximité, où l’État est présent, attentif, à l’écoute des réalités locales ».




