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Avé : le peuple ANDO a célébré Dzotikpeza 2025 dans la fraternité et l’inclusion sociale

Les filles et fils du canton d’Ando, dans la préfecture de l’Avé, ont célébré le samedi 08 février 2025, à Ando centre, la 3ème édition de leur fête traditionnelle et culturelle, « Dzotikpeza ». C’était en présence des autorités traditionnelles, administratives, militaires et civiles. L’édition 2025 a été aussi marquée par la participation active du Ministère de la Sécurité et de la protection civile qui a sensibilisé la population sur l’extrémisme violent et les questions liées à la sécurité dans son ensemble au Togo.

Placée sous le thème « Dzotikpeza, ferment de fraternité et d’inclusion sociale des ANDO », la 3ème édition de cette fête culturelle et traditionnelle du peuple ANDO a été l’occasion pour les natifs de la localité, de revisiter leur histoire, de parler du développement de leur localité et surtout de la cohésion sociale d’antan qui règne entre les filles et fils du milieu.

Danses traditionnelles et folkloriques, tam-tam parlant, des jeux et autres activités autour des bois allumés. Le tout, dans une ambiance conviviale, fraternelle et festive.

Togbui Kodzo Angelo Tengue III, chef canton d’Ando dans son mot de bienvenue, a remercié les invités et la population pour leur participation à l’acte 3 de cette fête. Il les a par ailleurs rassuré qu’ils vont fêter ensemble Dzotikpoza 2025.

« L’objectif de cette année c’est la cohésion sociale. Nous sommes une communauté très vaste qui a besoin de se retrouver de temps en temps pour redorer le blason et de penser aux actions de développement, parce que dit le développement parle d’abord de la cohésion, parle de tout ce qui rentre dans le cadre social », a fait savoir Mawuena Ayivi, le Président du Comité d’organisation de Dzotikpeza 2025.

Pour lui, Dzotikpeza est une fête de retrouvaille au cours de laquelle, les filles et fils ANDO se retrouvent pour discuter des questions de développement.

Le sens et l’historique de Dzotikpeza

Dzoti, ce sont les bois qui sont mis ensemble et sur lequel on met du feu. Jadis, les anciens restaient tout autour pour discuter des questions sociales, financières et de développement du milieu.

D’ailleurs, a précisé Mawuena Ayivi, « c’est le tribunal, c’est l’école, c’est le foyer, c’est le restaurant, c’est un peu de tout pour nous. Parce qu’à l’époque, tout le monde doit faire un compte rendu journalier, cela voudra dire que vous allez dans votre champ, vous rentrez le soir, il faut que vous vous retrouvez en famille, parce que la famille n’était pas grande. Il faut s’assurer que tout le monde est rentré sain et sauf. Il peut arriver qu’il y ait une pathologie que quelqu’un développe, au cours de ces assises hebdomadaires, on peut trouver des solutions. Au cours de ces assises, on parle de tout ce qui peut régler le problème individuel, le problème de communauté et autres problèmes sociaux ».

Sensibilisation sur l’extrémisme violent

A Ando, une zone frontalière avec le Ghana, Robert Kpatogbé, représentant le ministre de la Sécurité et de la protection civile, a sensibilisé la population sur les enjeux de l’heure, notamment les questions de la sécurité, de l’extrémisme violent et autres. Comment le phénomène se manifeste, les moyens de recrutements, les moyens qui permettent aux terroristes de rentrer sur le territoire pour pouvoir commettre leur forfait.

Le Togo ayant déjà fait objet d’attaques terroristes, le gouvernement a pris toutes les dispositions pour repousser ces incursions djihadistes de temps en temps. Et pour mener à bien cette lutte, il met à contribution la population qui a un rôle important à jouer en fournissant des informations et renseignements aux autorités sécuritaires.

Au cours de la sensibilisation, M. Kpatogbé a exhorté la population a contacté le chef, le CVD, CDQ ou les autorités sécuritaires, en cas de soupçon ou doute  sur un individu, un voisin ou un ami voire un parent. « Il faut signaler des infiltrations pour que cette zone ne connaisse pas le phénomène du terrorisme », a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, Robert Kpatogbé a demandé à la population d’ANDO d’éviter la « discrimination. Ce phénomène n’est pas ethnique. Il n’est pas politique. Il n’est pas religieux. On ne sait pas qui est terroriste et qui ne l’ai pas. Il faut juste informer l’autorité compétente ».

Représentant le préfet de l’Avé, le Secrétaire général de la préfecture, Françis Ayida a exhorté la population a toujours œuvré et pensé aux questions de développement de leur localité. Il les a surtout appelés à la cohésion sociale et l’unité.

En ce qui concerne les doléances de la population, M. Ayida a rassuré que les projets sont en cours de réalisation et d’autres encore sont en vue pour le développement de la localité.

 

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