Depuis la privatisation du groupe Togocom qui regroupe aujourd’hui Togotélécom et Togocel, plus rien ne va entre les travailleurs et les patrons de cette société. Les travailleurs réclament de meilleures conditions de vie et de travail. Surtout avoir les mêmes traitements, car pour eux, « à travail égal, salaire égal ». Une situation qui a poussé d'ailleurs le syndicat des travailleurs du numérique  du Togo à observer deux jours de grève qui a pris fin le 1er décembre 2022. Préoccupé par la paix sociale et le vivre ensemble, le projet « Miatronunya », veut cerner la divergence à Togocom.

Dans le cadre des activités du projet « Miatronunya » (changeons de mentalité), une initiative de Ferdinand Affognon, Directeur général de la radio Nana Fm, les journalistes étaient vendredi 18 novembre 2022 au siège de Togocom à Lomé. A l'occasion, ils ont échangé avec Tarif Boudiaf, directeur par intérim de Togocom sur la crise que traverse la société.

« L'une des revendications phare porte sur l'écart de traitement entre les agents de Togocel et de Togotelecom. Cette situation est née suite à l'unification des deux entités qui se retrouvent au sein de Togocom. Mais sur ce point, nos efforts conjoints ont permis de réduire cet écart à plus de 75% dans l'intervalle de trois ans. Aujourd'hui, grâce à l'apport des uns et des autres nous  avons solutionné 80% des revendications. En tant que responsable, nous continuons d'inviter tout le monde à la table de discussion pour aplanir les divergences », a indiqué Tarik Boudiaf, directeur par intérim de Togocom.

Après cette rencontre pour avoir la version de la Direction générale de Togocom, M. Affognon, toujours avec des journalistes, a rencontré le 1er décembre dernier, les délégués des quatre (04) syndicats en grève, du 30 novembre au 1er décembre.

Selon le Secrétaire général du Syndicat des travailleurs du numérique du Togo (STNT), Bodjona Bataka, les employés du groupe Togocom traversent beaucoup de difficultés depuis des lustres. Malgré les efforts déployés par les travailleurs pour qu'une  solution durable soit trouvée, tout porte à croire que l’employeur « nous tourne en bourrique », et que les points de revendications sont restées « lettres mortes », « ce qui nous a amené à déposer un préavis de grève afin d'amener l'employeur à la table de discussion »,  a confié le SG.

Trois points essentiels de revendications ont fait objet de cette grève notamment l'harmonisation de l'indice salariale,  la revalorisation des primes et le troisième point porte sur le traitement et la compréhension de la prime incitative qu'on devait reverser aux travailleurs. Sur ces trois points, les deux parties ne s'étaient pas mis d'accord  conduisant ainsi à une cessation de deux jours de travail dans cette société. Même les discussions avec le ministre n'ont pas abouti à « une solution concrète », a-t-il ajouté.

Le bilan de ces trois jours de grève est satisfaisant à en croire  Bodjona Bataka qui exhorte les responsables  du groupe Togocom à agir vite pour que ces arrêts de travail ne puissent plus continuer. « Les négociations doivent se poursuivre afin de trouver une solutions à cette crise à Togocom. La grève finit aujourd'hui à minuit, et la semaine prochaine, il y aura une Assemblée générale au cours de laquelle, nous décideront de la conduite à tenir », a-t-il conclu.

Miatronunya rompt le silence

Pour Ferdinand Affognon, initiateur du projet « Miatronunya », il était temps de rompre avec le silence et de venir discuter avec les acteurs.

« Depuis la fusion de Togocel et Togotelecom pour devenir Togocom, nous avons constaté qu'il y a beaucoup de frustrations. Nous avons donc décidé dans le cadre de nos activités de rompre le silence en venant échanger avec les Délégués des syndicats. Nous avons déjà rencontré le Directeur général de Togocom pour mieux comprendre la malaise parce que cette malaise agit sur le service rendu aux populations », a-t-il indiqué.

La rédaction

Les employés du groupe Togocom ont crié leur ras le bol le mercredi 19 octobre 2022 au siège de ladite société à Lomé. Un sit-in pour exiger de meilleures conditions de vie et de travail.

Après avoir passé plus de deux ans à la tête du groupe Togocom (composé de Togo Cellulaire et Togo télécoms), Paulin Alazard a remis sa démission à qui de droit la semaine dernière, selon les informations publiées par plusieurs médias.

Les responsables de Togocom étaient à la barre le jeudi 24 juin 2022 dans la salle d’audience de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) pour la non disponibilité de ses services en permanence et la volonté manifeste de la société de priver certaines localités de ses services pendant plusieurs heures . Cette audience publique s’est reposée uniquement sur le défaut de disponibilité et l’interruption qui semble « volontaire de services », 18 mois après l’interpellation de la société.

Avoir la connexion internet haut débit n’est plus un casse-tête au Togo. A part les exploits de la 3G, 4G ou même la 5G, c’est la fibre optique qui gagne du terrain. Les opérateurs d’internet du pays ont accru son accessibilité pour tous. Ces avancées togolaises sur le marché de l’internet fixe sont reconnues dans la sous-région.

L’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP), s’investisse davantage dans son rôle régalien de contrôle et de régulation du secteur des télécommunications au Togo. Elle veille au grain pour que les droits des abonnés ne soient plus foulés à terre par Togocom et Moov Togo. Dans la foulée, l’Institution étatique vient encore une fois plus poser un acte fort au profit des abonnés qui ne savent plus à quel Saint se vouer, à l’approche d’échéance du délai impératif pour l’identification de leurs numéros de téléphone, en décidant une prolongation de deux (2) mois de ce délai pour permettre aux abonnés de se conformer à l’arrêté du 29 avril 2021 limitant à trois (3), le nombre maximum de cartes SIM, par opérateur et par abonné.

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