Lutte contre la corruption: L’ANCE-Togo a présenté le bilan des deux ans d’activités de ses CAJAC Featured

jeudi 26 août 2021 795
Dr Fabrice EBEH (photo), Directeur Exécutif de l'ANCE Togo Dr Fabrice EBEH (photo), Directeur Exécutif de l'ANCE Togo

Depuis 2003, Transparency International (TI) a lancé les Centres d’Assistance Juridique et d’Action Citoyenne (CAJAC) dans la lutte contre la corruption en impliquant les citoyens. Aujourd’hui, il existe près d’une centaine de CAJAC dans le monde. Au Togo, l’Agence nationale des consommateurs et de l’environnement au Togo (ANCE-Togo), point focal de Transparency international, a depuis 2019, lancé ses CAJAC qui sont au nombre de trois (03) à ce jour. Après deux (02) ans d’activités, l’ANCE-Togo a présenté le mercredi 25 août 2021, à son siège à Lomé, les résultats de la mise en œuvre des Centres d’assistance juridique et d’action citoyenne (CAJAC) dans la lutte contre la corruption. Dans le rapport, les secteurs les plus dénoncés par les citoyens victimes ou témoins de la corruption sont « la Gendarmerie, les Communes, le tribunal et le secteur de l’éducation ».

En mettant en place des CAJAC, l’objectif poursuivi par les initiateurs est de fournir une assistance et des conseils gratuits à des personnes victimes ou témoins de cas de corruption, notamment pour celles issues de groupes vulnérables.

Au Togo, les Centres d’assistance juridique et d’action citoyenne (CAJAC) de l’Agence nationale des consommateurs et de l’environnement (ANCE-Togo) sont ouverts au public dans trois régions depuis 2019. Il s’agit des régions Maritime, Centrale et de la Kara, ce qui a permis à des individus éparpillés dans ces régions de recourir aux prestations gratuites du CAJAC, et cela dans le strict respect de la confidentialité.

Sur les deux (02) ans, ils sont au total 2 768 à solliciter les services du CAJAC, soit en venant au bureau, soit en utilisant le numéro d’appel gratuit 8287, soit par le biais des CAJAC mobiles. « Plus de 10% des cas rapportés sont liés directement à la corruption. Les secteurs les plus dénoncés sont la Gendarmerie, les Communes, le tribunal et le secteur de
l’éducation
», a révélé le rapport.
Selon le rapport présenté par l’ANCE-Togo, « plus de 60% de l’effectif total des individus ayant contacté le CAJAC sont constitués de personnes issues de groupes défavorisés : agriculteurs, ouvriers, petits commerçants et sans-emploi ». Le Centre a été utile à ceux qui l’ont contacté surtout pour l’obtention de conseils relatifs à des problèmes juridiques divers, notamment ceux liés au foncier. Pour preuve, « près des 90% des contacts étaient venus au CAJAC pour la recherche d’une solution à des problèmes liés à l’application de la loi, à des cas de corruption et à des demandes de plus amples informations sur les attributions du Centre ».
En réalisant cette enquête, l’un des objectifs visé par l’ANCE est de connaître le niveau de la connaissance du CAJAC au sein de la population cible, et le degré de satisfaction de ceux ou celles ayant eu recours à ses services. Les résultats de l’enquête ont montré que sur les 1 217 personnes enquêtées dans les bas quartiers des régions cibles, « 146 ont eu recours au CAJAC ». Le rapport a témoigné que « les 61 individus venus personnellement au CAJAC ont affirmé avoir eu une satisfaction de
l’assistance fournie
». Par rapport aux 65 autres ayant usé le numéro d’appel gratuit, « 47 d’entre eux (77%) ont été satisfaits, notamment ceux qui ont demandé des conseils pour la résolution de problèmes fonciers ou se rapportant aux lieux de travail ».

Se prononçant sur leurs deux ans d’activités, Dr Fabrice EBEH, Directeur Exécutif de l’ANCE Togo a estimé que « le résultat est globalement satisfaisant », parce qu’ils ont plus de 200 cas de dénonciation « de petites corruptions » et ils ont travaillé avec l’ensemble des acteurs pour résoudre beaucoup de cas. « Il n’y a pas eu de litige mais nous avions à travers de courriers, en joignant les preuves, nous avons pu obtenir satisfaction à tous ceux qui nous ont contacté…Pendant les deux ans, je crois que les résultats sont satisfaisants », a-t-il affirmé.

Dr EBEH a précisé que sur plus de 200 cas de dénonciation, parmi lesquels « plus de 70% sont vraiment les personnes vulnérables, 30% sont les cibles inattendus tels que les fonctionnaires et certains hauts cadres ».

Le projet étant à la phase pilote, après les deux ans, la suite c’est de créer encore des Centres régionaux à Atakpamé, à Dapaong pour couvrir les 5 régions du pays et continuer également à renforcer la sensibilisation avec les déplacements dans les villages, dans les cantons, pour que tout le monde soit informé de ses droits, selon Dr Fabrice EBEH.  


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Last modified on lundi, 30 août 2021 20:04