« La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde », Préambule de la DUDH.

Lui-même s’imagine déjà en train de perdre son titre.  Il sait qu’il lui serait difficile d’être reconduit Chef de file de l’Opposition à l’issue des prochaines Législatives. Le Pouvoir serait en train de préparer son successeur selon lui. Et il en a parlé une nuit avec Me Yawovi Agboyibor, Président du CAR. Jean-Pierre Fabre, actuellement très déboussolé chercherait des soutiens pour que son parti soit en bonne posture au prochain scrutin et qu’il le préside toujours. Mais apparemment tout semble lui échapper. L’Opposition dans son grand ensemble ne voudrait plus de lui. Elle veut un nouveau Chef. Le Chef de l’Etat Gnassingbé dont il a été un grand allié objectif ne veut plus de lui non plus. Tikpi Atchadam, président du PNP qui ambitionnerait diriger l’Opposition Togolaise (même s’il sait qu’il vit dans un imaginaire) ne soutiendrait jamais faire alliance avec lui ou son parti. il le trouve bien incohérent. Fabre, finissant politiquement, Qui pour lui succéder ? 

 La Coalition des 14 Partis politiques crie depuis des mois : « Retour à la Constitution de 1992 ». Quels mécanismes mettre en œuvre pour un retour à la C92 ? Dans la salle du dialogue qui a ouvert ses portes lundi 19 février 2018, la question a été posée par le Président Ghanéen Nana Akufo Addo aux deux parties, Pouvoir et Opposition. Et le Chef de l’Etat Ghanéén ajoute : « cela n’a jamais été rendu possible dans aucun pays au monde.» Le Professeur Komi Wolou, juriste (Opposition) qui prend la parole et qui réplique « Oui mais il ya des solutions pour faire un Retour à la Constitution de 1992 ».  Quelle solution ? Le Doyen de la Faculté de Droit de l’Université de Lomé n’a pas été capable de fournir de réponses satisfaisantes.

« Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes les formes. » (Article 4 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948).

Il a rencontré Faure Gnassingbé en fin de semaine dernière. L’avenir de l’UFC et autres au menu. On y revient à la fin de la Chronique. Ils auraient aussi parlé de ceux qui lui mènent la vie dure au sein de sa formation politique. Ils sont très peu et veulent désormais occuper le premier rang. Ils veulent être les futurs décideurs de l’Union des Forces de Changement. Ils ne sont plus en harmonie avec le Pouvoir. Ils veulent être promus et avoir plus d’avantages et de facilités. Mais le Pouvoir les ignore. Et ils deviennent aigris. Et depuis des mois, armés de frustrations ils bousculent, agacent leur président Gilchrist Olympio, le somment de se retirer de l’Accord historique signé avec le Régime ou de dénoncer la mauvaise foi du Pouvoir et de retourner dans la rue. Se voyant déjà approcher leur tombe politique, ils choisissent régler des comptes au Pouvoir avant tout adieux à la Politique. Une seule arme pour pouvoir le faire : reprendre le discours populiste. Olympio fatigué,   choisit de jouer au « Laboureur et ses enfants » pour les faire rêver sachant bien qu’ils n’iront pas loin. Il faut donc un discours qui manipule la masse et qui détourne bien l’attention !

La peur ! La Tombe politique à la porte. Elle hante et crée l’insomnie. On prie dur pour que la nuit ne pointe son nez. Elle peut emporter. Dialogue et référendum, des nuits qui troublent l’esprit. « On en veut pas ». La coalition des 14 partis politiques (Opposition) ne sait plus s’il faut avancer ou non. Elle s’aperçoit que ces nuits vont faire disparaitre de la scène ses poids lourds surtout ceux qui ont déjà fait près de 30 ans dans l’opposition. Le vent brouillant qui souffle depuis un moment et qui pour certains devrait emporter le Régime en place est en train de faire un retour à l’envoyeur. Le Président Togolais Faure Gnassingbé un peu plus perturbé au début de la crise reprend le costume du Chef qui contrôle tout. Il redessine la carte politique du Togo de demain. C’est probablement la fin de l’ère d’une époque !

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