
Dans le vaste chantier mondial que constituent les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, certains pays avancent avec une constance résolue. C’est le cas du Togo. Selon le Système des Nations unies, le pays s’inscrit aujourd’hui sur une trajectoire encourageante pour atteindre, à l’horizon 2030, les ODD 12, 13, 14 et 15, quatre piliers essentiels liés à la préservation de l’environnement et à la durabilité des ressources.
Cette orientation du Togo n’est pas anodine. Elle traduit une prise de conscience profonde et une vision du gouvernement : celle selon laquelle le développement ne saurait être dissocié de la protection des écosystèmes et de la gestion responsable des ressources naturelles.
ODD 12 : produire et consommer autrement
L’Objectif de développement durable 12 vise à établir des modes de consommation et de production responsables. Il s’agit de réduire le gaspillage, d’optimiser l’utilisation des ressources et de promouvoir des pratiques durables tout au long des chaînes de valeur.
Au Togo, le gouvernement a traduit cette ambition par des efforts visant à encourager la transformation locale, à limiter les pertes post-récolte et à promouvoir une gestion plus rationnelle des déchets. L’idée derrière cette ambition est claire : « produire mieux, consommer avec discernement et préserver les ressources pour les générations futures ». Par exemple, au Togo, la production céréalière pour la campagne 2024-2025 est estimée à « environ 1,53 million de tonnes, un niveau assez élevé ».
ODD 13 : agir face à l’urgence climatique
Face aux effets croissants du changement climatique, l’ODD 13 appelle à des mesures urgentes pour en atténuer les impacts et renforcer la résilience des populations.
Exposé à divers aléas climatiques, le Togo s’engage dans des politiques d’adaptation et de sensibilisation. Reboisement, gestion durable des terres, promotion de pratiques agricoles résilientes : ce sont autant d’initiatives qui visent à protéger les populations tout en préservant l’environnement. Cet élan montre une volonté d’anticiper les risques et de construire une résilience collective face aux défis climatiques.
Mieux encore, le pays s’est engagé dans une vaste politique de reboisement visant à planter « 1 milliard d’arbres d’ici 2030 pour atteindre 25 % de couverture forestière ». Selon les informations, au Togo, en 2024, « 9,14 millions de plants ont été mis en terre, après plus de 5 millions en 2022, avec une forte mobilisation lors de la Journée nationale de l’arbre observée chaque 1er juin ».
ODD 14 : préserver la vie aquatique
S’agissant de l’ODD 14, il concerne la conservation et l’exploitation durable des océans, des mers et des ressources marines. Pour un pays côtier comme le Togo, cet objectif revêt une importance stratégique. Au cœur des priorités du gouvernement pour atteindre cet objectif, la lutte contre la pollution marine, la préservation des écosystèmes côtiers et la promotion d’une pêche durable.
Ces actions visent à protéger la biodiversité marine tout en garantissant des moyens de subsistance aux communautés dépendantes de ces ressources.
Selon les informations, au Togo, le secteur de la pêche est en forte croissance, avec une production halieutique totale de « 24 229 tonnes en 2023, en hausse de 7 % par rapport à 2022 ». Par ailleurs, dans ce secteur, la pêche artisanale domine. Elle atteigne « 15 799 tonnes en 2023 », soutenue par le nouveau port de pêche de Lomé et contribue à « environ 4,5 % du PIB national ».
ODD 15 : protéger les écosystèmes terrestres
L’ODD 15 se concentre sur la préservation des écosystèmes terrestres, la lutte contre la déforestation, la désertification et la perte de biodiversité. Au Togo, les initiatives en matière de reforestation, de gestion des aires protégées et de restauration des terres dégradées témoignent d’un engagement en faveur de la nature. Ces actions contribuent à maintenir l’équilibre écologique et à soutenir les activités économiques qui en dépendent, notamment l’agriculture.
Être reconnu comme étant sur la bonne trajectoire pour ces objectifs environnementaux majeurs constitue un signal fort. Cela signifie que les politiques engagées produisent des effets mesurables et que les efforts consentis commencent à porter leurs fruits.
Par ailleurs, cette dynamique renforce la crédibilité du pays dans les instances internationales et souligne sa capacité à concilier développement économique et préservation de l’environnement. Les générations actuelles l’apprécient, celles futures le feront sans doute aussi.




