
Au Togo, les bonnes performances du gouvernement en matière des droits économiques de la femme sont reconnues par le Groupe de la Banque Mondiale dans son rapport « Women, Business and the Law », édition 2026. Ce rapport a classé le Togo 2ème en Afrique avec un score de 79, 33/100 juste après l’Île Maurice qui obtient 82,3/100. Le pays est devant la Côte d’Ivoire qui obtient 78,2/100 et le Cap Vert 75/100.
C’est Dr Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire général de la Présidence du Conseil, Gouverneur de la Banque mondiale pour le Togo, qui a procédé le vendredi 27 mars 2026 à Lomé, au lancement officiel du dudit rapport. C’était en présence de Martine Moni Sankaredja, ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Arthur Lilas Trimua, ministre délégué chargé de la promotion des investissements et de la souveraineté économique, Tony Verheijen, Représentant Résident du Groupe de la Banque mondiale, de Coumba Sow, Coordonnatrice Résidente du Système des Nations unies (SNU) au Togo ainsi que bien d’autres personnalités.
Un lancement qui fait suite à la publication à Washington par l’équipe de la Banque mondiale le 24 février dernier de ce rapport, qui présente l’évaluation actualisée des cadres juridiques et institutionnels relatifs aux droits économiques des femmes dans 190 économies à travers le monde.
L’événement s’inscrit également dans la dynamique nationale de promotion de l’inclusion et d’un environnement propice au développement économique des femmes, conformément à la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé en matière d’égalité et de développement durable.
Les conclusions du rapport révèlent que le Togo a fait des réformes significatives se positionne au deuxième rang en Afrique pour le pilier des cadres juridiques.
Président la cérémonie, Dr Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire général de la Présidence du Conseil, Gouverneur de la Banque mondiale pour le Togo, a souligné que plus qu’un simple classement, cette performance confirme la solidité du cadre juridique togolais en matière d’égalité économique et positionne le Togo parmi les économies africaines les plus performantes et les plus dynamiques dans la promotion des droits économiques des femmes.
A l’occasion, elle a mis en lumière les facteurs explicatifs de cette performance du Togo en insistant sur la nécessité de consolider les acquis à travers la poursuite des réformes.

« Le premier facteur est la volonté politique affirmée au plus haut niveau, celle du Président du Conseil, qui a fait de l’égalité du genre, l’une de ses priorités. En outre, il faut souligner qu’une structure dédiée a été mise en place avec la définition d’un plan d’actions claire et détaillé. Ces résultats ne doivent pas nous amener à rester dans l’autosatisfaction. Nous devons poursuivre la dynamique des réformes », a-t-elle précisé.
Par ailleurs, Dr Sandra Ablamba Johnson, a salué la vision et le leadership du Président du Conseil, en matière de promotion des droits de la femme.
Elle a saisi l’occasion pour rendre « un vibrant hommage » au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, « pour son leadership dans la conduite de la mise en œuvre des réformes et son engagement indéfectible à faire des femmes togolaises des actrices à part entière de la vie économique, politique et sociale de notre pays ».
Madame le ministre, Secrétaire général de la Présidence du Conseil a remercié les acteurs de développement et les partenaires techniques et financiers en particulier le Groupe de la Banque mondiale pour son appui constant dans la mise en œuvre des réformes et des actions de développement économique et social.
Prenant la parole, Tony Verheijen, Représentant-résident du Groupe de la Banque mondiale, a salué le positionnement du Togo, qu’il a attribué à un travail législatif soutenu et courageux. Il a également réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner le pays dans la consolidation de ces acquis.
« Le groupe de la Banque mondiale reste résolu aux côtés du Togo. Nous félicitons le gouvernement togolais pour les progrès accomplis, et nous invitons l’ensemble des acteurs à travailler ensemble pour que chaque femme Togolaises puisse bénéficier, dans sa vie quotidienne, des droits que la loi lui reconnaît déjà », a-t-il déclaré.

Huit domaines ciblés par le rapport
Le rapport Women, Business and the Law-WBL (Les Femmes, l’Entreprise et le Droit) passe au crible les lois et règlements des pays dans huit domaines qui influent sur la participation des femmes à la vie économique : mobilité, travail, rémunération, mariage, parentalité, entrepreneuriat, actifs et retraite.
Mais la particularité du rapport de 2026 est qu’il introduit une évolution méthodologique majeure. En plus des lois en vigueur, c’est-à-dire des cadres juridiques (égalité formelle consacrée par la loi), le rapport évalue également les cadres de soutien (politiques publiques et institutions facilitant l’application des droits) et les perceptions d’application (effectivité réelle des droits dans la pratique).
Le Togo enregistre ainsi des performances particulièrement élevées dans plusieurs domaines, avec un score juridique parfait (100/100) en matière de rémunération, de mariage, d’actifs et de pension, traduisant un haut niveau d’égalité formelle. Le pays surperforme également la moyenne régionale d’Afrique subsaharienne dans les domaines de la parentalité, de l’entrepreneuriat.
En outre, le Togo se distingue comme l’une des rares économies africaines qui garantit par la loi des modalités de travail flexibles. Cette politique favorise un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour les femmes.
En matière de mobilité, le cadre juridique est favorable (75/100) et l’effectivité des droits est jugée satisfaisante (68,75/100). Le Togo figure en outre parmi les rares économies africaines permettant aux salariés de solliciter des modalités de travail flexibles, contribuant ainsi à une meilleure inclusion économique.
Des résultats des réformes structurantes initiées par le gouvernement
Cette performance remarquable du Togo repose sur des réformes structurantes initiées ces dernières par le Président du Conseil, notamment dans les domaines de l’emploi et de l’entrepreneuriat, y compris des initiatives liées à la garde d’enfants.
Le rapport met également en évidence le lien direct entre ces avancées législatives et l’augmentation de la participation des femmes au marché du travail, ainsi qu’une croissance économique plus inclusive. Il traduit ainsi la volonté constante des autorités togolaises de renforcer le cadre normatif et institutionnel en faveur de l’égalité économique de genre.
Cette dynamique de réformes s’inscrit dans une évolution historique soutenue du cadre juridique togolais en matière d’égalité de genre, comme l’illustre la progression du score du Togo dans l’indice Women, Business and the Law.
Cette trajectoire s’est accélérée ces dernières années, en particulier avec la révision du Code des personnes et de la famille, du Code de sécurité sociale, du Code pénal et du Code du travail, conduisant à une amélioration significative du score.
Le gouvernement entend garder le cap pour consolider les acquis. D’ores et déjà, de nouvelles mesures sont prises pour renforcer les mécanismes de soutien et promouvoir une participation accrue des femmes au développement économique national, dans le cadre d’une croissance inclusive et durable.
Avec la Présidence du Conseil




