
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mission stratégique effectuée au Togo par la DECT du 23 au 31 mars 2026, à la suite de l’invitation du gouvernement togolais. Elle constitue une visite de suivi de l’évaluation conduite en 2019, visant à mesurer les progrès réalisés par le pays en matière de lutte contre le terrorisme et de prévention de l’extrémisme violent, tout en identifiant les axes de renforcement de la coopération avec le système des Nations Unies.
Présidée par le ministre de l’Administration territoriale, le colonel Awaté Hodabalo, la séance de travail s’est tenue en présence du Secrétaire général du ministère, M. Esso Koudjoou, du Directeur des cultes, le colonel Béléï Bédiani, et du Directeur de la chefferie traditionnelle, le commissaire Vondoly Kodjo. Les échanges entre les deux parties ont porté sur les efforts déployés par les autorités togolaises pour répondre aux vulnérabilités identifiées lors de la précédente mission, ainsi que sur les retombées concrètes de ces actions sur le terrain.
Au cours des discussions, la cheffe de délégation onusienne a salué les avancées significatives enregistrées par le Togo, notamment dans les domaines de la prévention et de la résilience face aux menaces sécuritaires. Elle a également mis en avant l’approche inclusive adoptée par les autorités togolaises, impliquant l’ensemble des composantes de la société.
« La visite de travail a pour objectif d’enregistrer les progrès réalisés par le Togo dans la lutte contre le terrorisme et la prévention de l’extrémisme violent, mais aussi d’identifier les domaines dans lesquels les Nations Unies et leurs agences partenaires peuvent apporter un appui supplémentaire », a-t-elle indiqué.
Elle a, par ailleurs, souligné le rôle déterminant du ministère en charge de l’administration territoriale dans la mise en œuvre d’une approche globale, impliquant notamment les autorités locales, les chefs traditionnels, les leaders religieux, ainsi que les jeunes et les femmes, en vue de renforcer la cohésion sociale et la résilience des communautés.
La délégation a également relevé l’importance des efforts du Togo en matière de coopération sous-régionale, saluant le rôle du pays dans la stabilité et la sécurité de la région ouest-africaine.
De son côté, le ministre de l’Administration territoriale, Colonel Hodabalo Awaté a présenté la stratégie nationale de lutte contre le terrorisme, articulée autour de trois axes majeurs :
« Le Togo a opté pour une lutte contre le terrorisme fondée sur trois axes : la prévention, la résilience et la riposte.
La prévention se traduit notamment par l’anticipation, avec la mise en place de l’opération Koundjouaré dès 2018, bien avant les premières attaques.
Le deuxième axe concerne la résilience, à travers le renforcement de la solidarité nationale et le rapprochement de l’État des populations, illustré par des initiatives comme le Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS).
Enfin, le troisième axe repose sur la riposte militaire, renforcée avec l’instauration de l’état d’urgence dans la région des Savanes.
Dans cette dynamique, notre ministère joue un rôle central, en mobilisant l’ensemble des relais territoriaux : gouverneurs, préfets, maires ainsi que les chefs traditionnels et les leaders religieux, pour assurer la sensibilisation, la cohésion sociale et la collaboration avec les forces de défense et de sécurité », a-t-il expliqué.
A l’occasion, le ministre a également insisté sur l’importance du maillage territorial et de l’implication des autorités traditionnelles et religieuses, véritables relais entre l’administration et les populations, dans la réussite des actions de prévention et de sensibilisation.
Ces efforts soutenus s’inscrivent dans la vision stratégique impulsée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour qui la protection des citoyens et la sécurité nationale demeurent une priorité absolue.
Par ailleurs, cette séance de travail marque ainsi une étape importante dans le renforcement du partenariat entre le Togo et les Nations Unies dans la lutte contre le terrorisme, avec pour ambition commune de consolider les acquis et de poursuivre les efforts en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la sous-région.
Avec le MATGLAC




