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Autosuffisance alimentaire au Togo : le pays avance avec détermination

Atteindre une autosuffisance alimentaire est lié à la robustesse de l’ambition du pays en la matière. L’objectif doit être porté par la conviction que la souveraineté alimentaire est l’un des fondements les plus sûrs de l’indépendance économique et de la stabilité sociale. Le Togo a-t-il compris cela ?

Oui, assurément. Le taux d’autosuffisance alimentaire, en progression constante, illustre cette volonté de ne rien faire à moitié. Produire ce que l’on consomme, réduire la dépendance aux importations et sécuriser l’approvisionnement des marchés locaux sont devenus des priorités nationales par lesquelles jure le président du Conseil, Faure Gnassingbé.

Dans les campagnes, les exploitations agricoles se modernisent progressivement. L’accès aux intrants améliorés, aux semences certifiées et aux techniques culturales adaptées renforce les rendements et la qualité des productions.

Les filières stratégiques, qu’il s’agisse des céréales, des tubercules ou des cultures maraîchères, bénéficient d’un encadrement technique accru. Les politiques d’appui aux producteurs, combinées à des mécanismes de financement agricole, encouragent l’investissement et l’innovation. L’agriculture cesse d’être une activité de subsistance pour devenir un secteur moteur de croissance.

Un secteur vivant

Le secteur de l’agriculture et de l’élevage tourne à plein régime. La production, dans la plupart des filières, est à un niveau convenable, rendant disponibles les produits de la terre fortement demandés par la population consommatrice, transformatrice et commercialisatrice.

Le taux d’autosuffisance alimentaire a atteint 85 % en 2022 et 85 % en 2023. Avant ces dates, le Togo affichait un taux d’autosuffisance alimentaire global satisfaisant, environ 90 % sur la période 2014-2017, soutenu par des excédents céréaliers.

Ce taux d’autosuffisance alimentaire reflète, dans une certaine mesure, la capacité du pays à organiser ses chaînes de valeur, à assurer le stockage, la transformation et la distribution des denrées. Les infrastructures de conservation et les initiatives de transformation locale (usines sur la PIA) contribuent à limiter les pertes post-récolte et à stabiliser les prix.

Pour les ménages, l’impact est direct. Une production nationale renforcée signifie une meilleure disponibilité des produits sur les marchés, une relative maîtrise des fluctuations et une sécurité accrue face aux chocs extérieurs. Dans un contexte international marqué par des tensions sur les chaînes d’approvisionnement, cette résilience constitue un atout stratégique.

L’autosuffisance alimentaire participe également à la réduction de la pauvreté rurale. En améliorant les revenus des agriculteurs et en dynamisant les zones de production, elle crée un cercle vertueux. Les communautés rurales gagnent en autonomie économique et contribuent davantage à la croissance nationale.

Le Togo démontre ainsi qu’une politique agricole cohérente, soutenue par une vision à long terme, peut transformer les défis en opportunités. Mettre les bouchées doubles, en matière alimentaire, signifie anticiper, investir et accompagner. Cela implique de considérer chaque hectare cultivé, chaque récolte sécurisée et chaque marché approvisionné comme une pierre supplémentaire à l’édifice de la souveraineté nationale. C’est la position adoptée par le Togo.

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