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Banjul : les ministres du SWEDD+ s’engagent à mettre fin aux Violences basées sur le genre

Le Forum des Premières Dames des pays du projet SWEDD+ sur la Tolérance Zéro aux Violences Basées sur le Genre (VBG) se tient à Banjul (Gambie), du 8 au 10 avril 2026. Dans le cadre de ce Forum, une réunion ministérielle du SWEDD+ s’est tenue le jeudi 9 avril à Banjul, marquant une étape déterminante dans la consolidation de l’engagement politique régional en faveur de l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles.

 

 

Cette session de haut niveau a réuni les Ministres en charge du genre, des affaires sociales et de la protection de l’enfance des pays participants, ainsi que les représentants des principales institutions régionales et partenaires, notamment la Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Banque mondiale, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS).

Dans son mot de bienvenue, Madame Fatou S. Kinteh, Ministre du Genre, de l’Enfance et de la Protection sociale de la République de Gambie, a souligné l’importance de renforcer les réponses nationales face à la persistance des violences basées sur le genre, en appelant à une mobilisation soutenue et coordonnée des États.

Prenant la parole au nom de la Banque mondiale, Trina Haque, Directrice régionale pour le Développement humain en Afrique de l’Ouest et du Centre, a rappelé l’ampleur des défis liés aux violences basées sur le genre dans la région, tout en insistant sur la nécessité de traduire les engagements en résultats mesurables.

Pour le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Edwige Adekambi Domingo, Directrice du Secrétariat Technique Régional SWEDD/UNFPA, a mis en lumière l’impératif de renforcer les actions de prévention et la prise en charge des survivantes, tout en intensifiant les efforts de transformation des normes sociales, et en soulignant la nécessité d’une mobilisation collective pour garantir un avenir meilleur aux femmes et aux filles.

Dans son intervention, le Dr Felix Agbla, représentant le Directeur général de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), a souligné que « les violences basées sur le genre constituent à la fois une violation des droits humains, une crise de santé publique et un obstacle majeur au développement ». Il a insisté sur la nécessité de passer des engagements aux résultats concrets, en mettant l’accent sur la mise en œuvre effective des politiques et stratégies. Il a également mis en lumière les impacts directs de ces violences sur les systèmes de santé, les communautés et les économies, rappelant que leur élimination est essentielle pour atteindre la couverture sanitaire universelle, l’égalité des sexes et le développement durable. À cet effet, l’OOAS a poursuivi son appui aux États membres en renforçant les systèmes de santé, en améliorant les capacités des acteurs de première ligne et en promouvant des approches multisectorielles coordonnées.

Les interventions des ministres, notamment celles de Maimouna Dieye, Ministre de la Famille, des Solidarités et de la Protection sociale de la République du Sénégal, et de Madame Savia Mint N’tahah, Ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille de la République islamique de Mauritanie, ont convergé vers la nécessité de renforcer les cadres juridiques, d’améliorer l’accès à la justice et de consolider la coordination institutionnelle.

Au nom de la Commission de la CEDEAO, Lilly French, Représentante résidente de la CEDEAO en République de Gambie, a réaffirmé le rôle central de l’organisation dans la coordination des efforts régionaux, appelant à une mobilisation collective pour garantir la mise en œuvre effective des engagements.

Placée sous la présidence du Dr Véronique Tognifodé, Ministre des Affaires sociales et de la Microfinance de la République du Bénin et Présidente du Comité régional de pilotage du projet SWEDD+, cette réunion a orienté les travaux vers des résultats concrets attendus, notamment l’adoption d’une feuille de route régionale, le renforcement des mécanismes de suivi et la consolidation d’un cadre d’engagement commun.

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