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Grand-Lomé : Hodabalo Awaté mobilise les acteurs du Grand Lomé pour la gestion des risques et catastrophes en cette saison des pluies

Au Togo, la saison pluvieuse de cette année se caractérise par de fortes irrégularités, marquées notamment par l’absence de transition vers une période sèche et par des pluies intenses et intempestives. Les précipitations enregistrées dans le Grand Lomé les 28 et 29 mars 2026 ont ainsi causé d’importants dégâts matériels dans plusieurs zones.

Face à cette situation, le plan Organisation de la réponse de la sécurité civile en cas de catastrophes (ORSEC-Togo) a été activé de manière continue. Dans le souci de renforcer la sensibilisation et surtout d’impliquer davantage les acteurs locaux, en particulier les maires et les services techniques, dans la gestion des risques, le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le colonel Hodabalo Awaté, a convoqué une réunion le mercredi 1er avril 2026 à la salle de réunion de la Direction des services techniques du District autonome du Grand Lomé (DAGL).

Cette rencontre a réuni les maires des treize (13) communes du Grand Lomé, les préfets du Golfe et d’Agoè-Nyivé, ainsi que plusieurs responsables administratifs et techniques, notamment le directeur de cabinet et le secrétaire général du ministère, Madame la gouverneure du DAGL, ainsi que les directeurs généraux de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) et de la météorologie. Les chefs de services techniques communaux et les points focaux de la plateforme de gestion des catastrophes étaient également présents.

À l’ouverture des travaux, Madame Zouréhatou Kassah-Traoré, gouverneure du DAGL, a rappelé le contexte marqué par des pluies diluviennes et insisté sur la nécessité d’anticiper afin de limiter les risques d’inondation. Elle a appelé à une mobilisation accrue des acteurs locaux.

Prenant la parole, le ministre Hodabalo Awaté a salué la disponibilité des participants. « Lorsqu’il s’agit d’urgence, les délais ne comptent plus », a-t-il souligné, avant de remercier les forces de sécurité, l’ANPC et les services météorologiques pour leur engagement lors des dernières intempéries.

Toutefois, le ministre a dressé un constat sans complaisance : « Il n’y avait pas de fluidité de l’information, ni de promptitude dans les réactions face au danger. La coordination entre les autorités n’était pas à la hauteur des risques ». Une analyse qui justifie la tenue de cette rencontre, conçue comme un cadre d’évaluation et de réajustement des mécanismes de gestion de crise.

Au cours de la rencontre, plusieurs préoccupations ont été soulevées. Il s’agit notamment des questions de salubrité urbaine et d’assainissement qui ont occupé une place centrale. A l’occasion, le ministre a invité les autorités communales à faire le point sur l’application des circulaires interministérielles relatives à la gestion des risques environnementaux et sanitaires, ainsi que sur leur collaboration avec l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP), mobilisée dans le cadre des préparatifs du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Togo.

Synthèse des actions de préparation et de réponse aux inondations

Au cours de la réunion, une communication technique présentée par le Commissaire principal de police Simboou Aklesso a permis de faire la synthèse des actions de préparation et de réponse aux inondations. Cette présentation a porté sur les mesures préventives mises en place, l’état des lieux après les pluies des 28, 29 et 31 mars, les interventions d’urgence réalisées, ainsi que les actions envisagées à court et moyen termes.

Les données exposées ont mis en évidence la vulnérabilité persistante de certaines zones urbaines, appelant à des investissements accrus dans les infrastructures de drainage et à un renforcement des dispositifs d’alerte précoce.

Intervenant au cours des échanges, le maire Éric Kpadé, de la commune Golfe 2, a salué l’initiative du ministère tout en décrivant une situation particulièrement préoccupante dans sa collectivité. « Plusieurs habitations ont été inondées. Grâce à l’intervention rapide des forces de sécurité et des secours, le pire a été évité », a-t-il déclaré, déplorant par ailleurs l’état de certaines constructions, dont « les fenêtres sont parfois situées en deçà du niveau des voies, rendant ces habitations extrêmement vulnérables ».

Il a également évoqué les efforts déjà engagés, notamment le curage des bassins de rétention et les opérations de nettoyage des caniveaux, tout en reconnaissant que l’ampleur des pluies a dépassé les capacités de réponse locales.

Au terme des échanges, un consensus s’est dégagé sur la nécessité de renforcer la communication entre les acteurs, d’améliorer la coordination des interventions et d’intensifier les actions préventives sur le terrain.

Les autorités locales se sont engagées à maintenir une veille permanente, à renforcer la collaboration avec les comités de développement de quartier (CDQ) et à accélérer les travaux d’assainissement afin de réduire les risques d’inondation.

Face à la récurrence des phénomènes climatiques extrêmes, le gouvernement entend ainsi affiner sa stratégie de gestion des catastrophes afin de mieux protéger les populations.

Avec le MATGLAC

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