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Services financiers décentralisés : 4,7 millions de bénéficiaires au Togo

Les services financiers décentralisés font l’inclusion financière. Précédemment exclues du système bancaire classique, de nombreuses couches de la population trouvent désormais dans la microfinance leur salut. Elles accèdent au crédit, sécurisent leur épargne et développent des activités génératrices de revenus.

Dans les villes comme dans les zones rurales, les institutions de microfinance s’imposent comme des partenaires économiques de proximité. Leur présence au plus près des populations réduit les inégalités d’accès aux services financiers et dynamise l’économie locale.

Un accès élargi aux services financiers

Les services financiers décentralisés reposent sur un principe fondamental : rapprocher les outils financiers des populations qui en sont traditionnellement éloignées. Contrairement aux banques classiques, souvent concentrées dans les centres urbains et exigeant des garanties élevées, les institutions de microfinance proposent des mécanismes plus souples et mieux adaptés aux réalités des petits entrepreneurs.

Cette approche permet à une variété de personnes (commerçants, artisans, agriculteurs, travailleurs du secteur informel, etc.) de bénéficier de financements adaptés à leurs besoins. Les crédits accordés servent notamment à lancer ou à renforcer des activités économiques, à financer l’achat d’équipements ou encore à constituer des stocks de marchandises.

L’épargne constitue également un volet essentiel de ces services. En offrant aux populations des solutions sécurisées pour conserver leurs ressources financières, les institutions de microfinance contribuent à instaurer une culture de gestion financière plus structurée.

Des millions d’heureux

À fin décembre 2025, le secteur de la microfinance comptait plus de 4,69 millions de bénéficiaires. L’encours des dépôts (stock total d’argent déposé par les clients, particuliers ou entreprises dans les banques à une date donnée) collectés par les institutions de microfinance s’élève à 447,5 milliards de francs CFA à la même période.

S’agissant de l’encours des crédits (montant total des fonds empruntés restant à rembourser aux institutions de microfinance à un moment donné), a diminué, se fixant à 352,1 milliards de francs CFA, ce qui montre que les demandeurs de crédits arrivent à les rembourser.

Le ministère des Finances et du Budget indique que le total des actifs du secteur dépasse 578 milliards de francs. Pour se rendre compte de l’embellie dans le secteur, une comparaison s’impose. À fin 2024, le nombre de bénéficiaires dépassait 4,45 millions. Il est monté à 4,7 millions à fin 2025. L’encours de dépôts était supérieur à 401 milliards de francs CFA et celui des crédits avait atteint près de 359 milliards de francs. Les différences sont nettes.

Plus de 140 structures

Elles sont réparties sur le territoire, devenant des lieux où se rendent régulièrement les Togolais qui éprouvent le besoin de se faire pousser en avant par des crédits à taux d’intérêt jouable et sans aucune condition beaucoup plus contraignante.

Ménages, artisans, micro-entrepreneurs, jeunes, femmes, personnes vulnérables, etc. tout le monde se frottent les mains avec ces plus de 140 structures qui sont recensées sur le territoire, dont 63 institutions regroupées au sein de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD).

Y a-t-il encore un doute que la microfinance au Togo est devenue un outil de transformation économique et sociale ? La réponse se trouve en même temps dans la question.

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