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Togo : Les élèves togolais arrivent-ils à achever le cours primaire ?

Que le doute soit levé à ce début de paragraphe ! Le taux d’achèvement du cycle primaire dépasse 88 % et ce, depuis l’année 2022. Un chiffre qui marque une évolution significative dans la trajectoire du système éducatif national.

Le score, loin d’être anecdotique, traduit une amélioration tangible de la capacité du pays à accompagner les enfants non seulement vers l’école, mais jusqu’au terme de leur parcours fondamental. Le primaire, ce premier bain pour les enfants, les retient autant que faire se peut.

L’achèvement des classes du primaire (CP1, CP2, CE1, CE2, CM1 et CM2) constitue un indicateur stratégique. Il mesure la proportion d’élèves qui parviennent à terminer l’ensemble du cycle, au-delà de la simple inscription en première année.

Dépasser le seuil de 88 % signifie que la majorité des enfants entament et concluent leur scolarité primaire, franchissant ainsi une étape décisive vers l’alphabétisation durable et l’acquisition des compétences de base.

Succession de bonnes réalisations

Le taux d’achèvement du primaire était de 88,60 % en 2022. L’année suivante, soit en 2023, il est légèrement monté, s’établissant à 88,8 %. Ce taux a évolué de 88,8 % en 2023 à 94,60 % en 2024. Pour l’année 2025, le gouvernement tablait sur un chiffre de 121,70 %.

Ces progressions résultent d’efforts cumulés : multiplication des infrastructures scolaires, amélioration du maillage territorial, recrutement d’enseignants et renforcement des dispositifs d’accompagnement des familles vulnérables. Les politiques de gratuité ou d’allègement des charges scolaires contribuent également à limiter les abandons précoces.

Pour les enfants, l’achèvement du primaire ouvre la voie à la poursuite des études secondaires et accroît les perspectives d’insertion professionnelle future. Un enfant qui termine le primaire dispose d’un socle minimal de compétences en lecture, en écriture et en calcul, indispensables à toute participation active à la vie économique et citoyenne.

Sur le plan national, un taux supérieur à 88 % renforce le capital humain. Il prépare une génération mieux outillée pour répondre aux exigences d’une économie en mutation. L’investissement éducatif se traduit à moyen et long terme par une productivité accrue, une capacité d’innovation élargie et une meilleure adaptation aux évolutions technologiques.

La qualité, point crucial

L’enjeu ne se limite pas à la quantité. La qualité des apprentissages demeure tout aussi essentielle. Achever le primaire doit s’accompagner d’un niveau satisfaisant de maîtrise des compétences fondamentales. La formation continue des enseignants, l’actualisation des programmes (avec l’introduction de l’anglais) et l’accès à des supports pédagogiques adaptés conditionnent la consolidation de ces acquis.

Également, maintenir un taux élevé d’achèvement suppose de soutenir les zones rurales, les communautés éloignées et les familles en situation de précarité. Le ministère de l’Éducation nationale a été doté d’un budget prévisionnel de 212 milliards de francs CFA en 2026. Cela en dit long sur l’importance qui lui est accordée et qui le sera toujours.

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