
Au Togo, la quête de souveraineté économique est devenue, et ce depuis longtemps, une orientation stratégique majeure pour le président du Conseil, Faure Gnassingbé, et ses collaborateurs. Ce n’est pas un simple slogan, c’est une ambition qui se construit, à travers des choix structurants qui renforcent l’autonomie productive, la résilience financière et la capacité du pays à décider librement de son avenir économique.
La souveraineté économique, comprenez-le, se définit avant tout comme la faculté d’un État à maîtriser ses ressources, à diversifier ses sources de revenus et à réduire sa dépendance excessive aux facteurs extérieurs. C’est dans cette perspective louable que le Togo multiplie les initiatives visant à consolider ses fondations économiques tout en s’inscrivant dans une ouverture maîtrisée sur le monde.
L’un des piliers de cette dynamique réside dans la transformation structurelle de l’économie. Le pays ne se contente plus d’exporter des matières premières brutes, mais encourage la transformation locale et la création de valeur ajoutée. Agriculture modernisée, industrie de transformation, logistique et services, création d’emplois décents, utilisation de la technologie innovante, etc. Tout y passe. Ces secteurs deviennent progressivement les moteurs d’une croissance plus autonome et plus inclusive.
Plan structuré
L’idée est déjà là et le pays compte la poursuivre cette année. En matière de souveraineté économique, le gouvernement veut mettre l’accent, comme il le fait savoir, sur l’amélioration et la diversification des sources d’énergie à travers la construction de centrales électriques à base d’énergie renouvelable près des zones industrielles.
Des infrastructures, constituant le socle de la production nationale stable, existent déjà : la centrale Kékéli Efficient Power, inaugurée en 2021, avec une capacité initiale de 65 MW pour produire plus d’électricité avec moins de gaz naturel, réduisant ainsi l’impact environnemental ; la centrale ContourGlobal de 100 MW tri-fuel (gaz naturel, LFO, HFO) qui fournit environ 35 % de l’électricité consommée au Togo et d’autres minicentrales installées sur le territoire.
2026 est également l’année où il est prévu la sécurisation des matières premières locales ; l’élaboration et le pilotage de la stratégie nationale de souveraineté économique ; la promotion de la production et de la compétitivité nationale.
Aussi, une place importante est accordée au développement du parc industriel d’Agbélouvé dont on attend 50 000 emplois directs et indirects à terme ; à la sécurisation des terrains pour le développement de futurs parcs industriels à travers les régions du pays.
Mobilisation des ressources
Le terrain nécessite un effort constant et de l’argent suffisant. C’est pourquoi la mobilisation des ressources internes est essentielle. L’amélioration de la fiscalité, la migration de l’informel vers le formel et la modernisation de l’administration financière permettent à l’État de renforcer ses recettes propres.
Cette capacité accrue de financement interne offre une plus grande marge de manœuvre pour investir dans les infrastructures, les services sociaux et les projets structurants susmentionnés sans dépendre excessivement de l’aide extérieure.
La souveraineté économique togolaise s’appuie aussi sur le développement du capital humain. Former une main-d’œuvre qualifiée, encourager l’entrepreneuriat local et soutenir l’innovation constituent des priorités claires. Une économie souveraine repose sur des compétences nationales capables de concevoir, produire et gérer les richesses du pays.
Les retombées de cette marche n’attendent pas avant de tomber. Mais c’est sûr qu’elles peuvent être encore plus nombreuses et c’est à cela que le Togo s’emploie.




