
Au Togo, la question de la masse salariale des fonctionnaires demeure entière dans la politique budgétaire de l’État. Elle reflète la place accordée au capital humain dans la stratégie nationale de développement et montre l’attention continue portée aux agents publics, piliers du fonctionnement administratif et social du pays.
La masse salariale des fonctionnaires correspond à l’ensemble des dépenses consacrées aux rémunérations, indemnités et avantages accordés aux agents de l’État. Elle englobe aussi bien les salaires de base que les primes et autres allocations statutaires.
Sa prise en compte rigoureuse constitue un exercice d’équilibre délicat, car elle doit concilier la soutenabilité des finances publiques et la nécessité de garantir des conditions de travail dignes aux agents publics.
Depuis plusieurs années maintenant, le gouvernement montre une disposition totale à maîtriser cette masse salariale tout en répondant aux attentes légitimes des fonctionnaires. Cette approche se traduit par des mesures graduelles, incluant des revalorisations ciblées, l’assainissement du fichier de la fonction publique et une meilleure planification des recrutements. L’objectif est d’assurer une gestion plus efficace des ressources humaines, sans compromettre la stabilité macroéconomique.
373,5 milliards alloués
C’est ce montant qui est alloué à la masse salariale des fonctionnaires dans le budget national 2026. Le pays prévoit de décaisser cette somme pour couvrir la masse salariale des concernés. C’est une somme qui représente 13,6 % du budget national équilibré en ressources et en charges à 2 751 milliards de francs CFA.
En effet, cette enveloppe prévisionnelle est en augmentation de 5 % par rapport aux 355 milliards de francs CFA inscrits en 2025 et de 16 % lorsqu’on la compare à la prévision de 2024 qui était estimée à 321 milliards de francs.
Dans la pratique, des crédits vont être affectés à des dépenses liées au personnel émargeant sur le budget général, comme le paiement des émoluments, des indemnités, des primes, des prestations familiales, des cotisations patronales, etc.
L’une des raisons de l’augmentation de la somme s’explique par l’augmentation des effectifs de l’administration publique. En mars 2025, par exemple, plus de 3 000 nouveaux fonctionnaires, issus du concours général de recrutement dans la fonction publique, sont venus s’ajouter à ceux déjà existants.
La prise en compte de la masse salariale revêt par ailleurs une dimension sociale forte. En maintenant le paiement régulier des salaires et en améliorant progressivement les traitements, l’État contribue à la préservation du pouvoir d’achat des fonctionnaires et leur permet de bien prendre soin de leurs familles respectives.




