
L’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) organise à Cotonou, au Bénin, du 26 au 30 janvier 2026, un atelier régional consacré à la mise à jour des critères harmonisés d’accréditation, de réglementation et d’évaluation des institutions et programmes de formation en sciences de la santé dans l’espace CEDEAO.
Démarré le lundi 26 janvier 2026, cet atelier qui rassemble des doyens et recteurs d’institutions de formation, des dirigeants de collèges professionnels, ainsi que des experts régionaux et internationaux, marque une étape déterminante dans le renforcement de la qualité de la formation des ressources humaines en santé en Afrique de l’Ouest.
À l’ouverture des travaux, le ministre de la Santé du Bénin, Professeur Benjamin HOUNKPATIN, représenté par son Directeur de Cabinet, Petas AKOGBETO a salué le choix de Cotonou pour abriter cette rencontre et a souligné le caractère stratégique de l’atelier pour l’avenir de la formation en santé dans la région. Il a rappelé que la rencontre dépassait le cadre technique pour constituer un moment décisif pour l’avenir de la formation et des systèmes de santé en Afrique de l’Ouest. Il a mis l’accent sur la nécessité de bâtir un savoir crédible, harmonisé et reconnu au-delà des frontières, afin que les diplômes délivrés dans l’espace CEDEAO soient des gages de qualité et de mobilité régionale.
Réaffirmant l’engagement du Bénin, il a assuré le soutien du Gouvernement à la mise en œuvre des recommandations issues des travaux, rappelant qu’investir dans la formation en santé, c’est investir dans la vie et l’avenir des nations.
Pour sa part, le Directeur Général de l’OOAS, Dr Melchior Athanase J. C. AÏSSI, a replacé l’atelier dans le contexte historique de la Déclaration d’Alma-Ata et du défi toujours actuel de la santé pour tous en Afrique de l’Ouest. Il a dressé un constat lucide des faiblesses persistantes des systèmes de santé, notamment l’insuffisance, la mauvaise répartition et la faible motivation des ressources humaines en santé, facteurs majeurs de la migration externe.
Il a insisté sur la nécessité de former, retenir et valoriser les agents de santé, rappelant que des professionnels bien formés sauvent des vies. Il a également présenté les principales actions menées par l’OOAS, notamment l’harmonisation des curricula, le développement de modules communs, le renforcement des capacités, la cartographie des besoins, la promotion de la formation continue et le plaidoyer en faveur de l’amélioration des conditions de travail.
Il a enfin appelé à une coopération renforcée entre les États membres, les partenaires et les institutions, afin de garantir des soins de santé de qualité et durables aux populations de la CEDEAO.
Parmi les autres intervenants figuraient Dr Joan H. E. E. SHEPHERD, Présidente du West African Postgraduate College of Nurses and Midwives et représentante de la Sierra Leone, pays assurant la présidence de la CEDEAO ; le Professeur Ulrich Bidossessi VODOUHE, Vice-doyen de la Faculté des Sciences de la Santé de Cotonou, représentant les doyens des facultés de sciences de la santé ; le Professeur Fredrick UGWUMBA, Secrétaire général du West African College of Surgeons (WACS), représentant les collèges des sciences de la santé ; ainsi que le Professeur Agnon A. Koffi BALOGOU, Président du Conseil régional de la formation des professionnels de la santé (CRFPS).
À l’issue de cet atelier, les experts sont appelés à proposer des critères actualisés, robustes et adaptés aux réalités régionales, en vue de bâtir un système de formation en santé solide, crédible et reconnu au-delà des frontières, au bénéfice des populations ouest-africaines.




