A LA UNEEconomie

Togo-AES : bientôt un système de transport intelligent pour renforcer le corridor Lomé-Ouagadougou-Niamey

Le Togo et deux pays voisins de l’AES, notamment le Burkina Faso et le Niger, veulent se doter d’un système de transport intelligent pour fluidifier les échanges de biens et de personnes sur le corridor Lomé-Ouagadougou-Niamey. A cet effet, à l’initiative de l’Unité de Coordination du Projet Economique (PCE-LON), avec l’appui financier de la Banque Mondiale, un atelier technique se déroule à Lomé,  du 3 au 4 décembre 2025. L’objectif de cette rencontre de deux jours est de valider les rapports de différentes études en amont de ce projet.

Conduite par un consultant international pour le compte des trois pays membres du projet, l’étude technique définit l’architecture technique, les bases de données, les coûts estimatifs et le dossier d’appel d’offres nécessaires au déploiement du futur STI. Selon les documents examinés, le dispositif reposera sur l’intégration de technologies de géolocalisation, de systèmes d’information interconnectés, de collecte de données en temps réel et de mécanismes numériques de gestion du trafic. Le projet devra notamment intégrer les enjeux sécuritaires qui persistent sur ces axes, afin de garantir une circulation plus sûre pour les biens et les personnes.

Pour le Secrétaire général du ministère des Transports, Dr Michel Komlan Tindano, ce « système de transport intelligent représente un levier essentiel pour favoriser la fluidité du transit, la transparence des opérations et la digitalisation des procédures ».

L’objectif à terme est de réduire les tracasseries routières sur cet axe d’échanges de premier plan pour les trois pays, de limiter les contrôles redondants, d’améliorer le partage d’informations entre administrations et de fluidifier la circulation du fret entre Lomé, Cinkassé, Ouagadougou et Niamey.

En effet, le corridor constitue l’un des principaux axes logistiques pour l’hinterland burkinabè et nigérien, alors que près de 90 % des marchandises destinées au continent transitent par voie maritime.

Le projet STI s’inscrit dans la stratégie nationale visant à consolider le rôle du Port autonome de Lomé comme hub logistique régional. Il doit également appuyer les réformes engagées pour une mobilité plus sûre et réduire les coûts logistiques, un enjeu central pour la compétitivité des opérateurs régionaux.

Financé à hauteur de 470 millions de dollars par la Banque Mondiale pour l’ensemble du corridor, dont 120 millions pour le Togo, le PCE-LON ambitionne d’améliorer la connectivité régionale et les infrastructures socio-économiques le long des trois capitales.

À l’issue des deux jours de travaux, les acteurs du transport, les administrations techniques et les organisations professionnelles ont été invités à formuler des recommandations pour finaliser les rapports et préparer la phase de déploiement. Le passage à la mise en œuvre opérationnelle du STI sera la prochaine étape pour renforcer ce corridor.

Avec Togofirst

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page