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Fausses informations et désinformation : à Paris, la communauté internationale engagée à préserver une information libre et fiable

A l’initiative du Togo et de la France, une conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs s’est tenue ce jeudi 30 octobre 2025, à Paris, en France. Cette rencontre internationale de haut vise à mobiliser la communauté internationale en vue d’une réponse efficace et collective à l’urgence humanitaire à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Plusieurs dirigeants dont le Président du Conseil du Togo, et Médiateur de l’Union Africaine (UA) en RDC Faure Essozimna Gnassingbé et le Président français Emmanuel Macron prennent part à cette rencontre. A l’occasion, une Conférence internationale de haut niveau pour l’intégrité de l’information et les médias indépendants, s’est tenue aussi à Paris soldée par la Déclaration de Paris sur l’action multilatérale pour l’intégrité de l’information et les médias indépendants.

Dans cette Déclaration signée par 29 pays, les participants à la conférence ont pris des engagements. Au total 8 engagements. Ils se sont engagés à renforcer l’action multilatérale en soutien à l’intégrité de l’information et aux médias indépendants.

Dans une période marquée par une polarisation accrue, des violations du droit à la liberté d’expression, les fausses informations, la désinformation, la manipulation de l’information et les discours de haine, les participants à cette conférence internationale de haut niveau se sont engagés « à travailler ensemble pour maintenir le cap, et à apporter davantage de soutien et de moyens, notamment de financement, en tant que de besoin, afin de préserver une information libre et fiable dans le monde entier ».

Au premier point, les signataires de la Déclaration se sont engagés à défendre le principe selon lequel une information indépendante, pluraliste et fiable constitue un bien public essentiel à l’humanité, et à faire respecter les principes démocratiques au sein de l’espace mondial de l’information, tels que définis dans le Partenariat international pour l’information et la démocratie ;

Au second point, à reconnaître l’information fiable comme un bien public mondial qui exige un soutien public durable, et à accroître la mise à disposition de ce bien public et à protéger le journalisme indépendant grâce à une action multilatérale, tout en encourageant des modèles économiques innovants et durables pour la production et la distribution d’une information fiable ;

Point trois, à reconnaître que les menaces qui pèsent sur l’intégrité de l’information, notamment la manipulation de l’information et l’ingérence étrangère, relèvent de la sécurité nationale et collective, et à investir dans la résilience des sociétés, les médias indépendants et la résilience des systèmes d’information, dans le cadre d’efforts plus larges visant à protéger nos nations ;

Au point quatre, ils se sont engagés à renforcer la coopération multilatérale et multipartite en tant que moyen indispensable et efficace pour préserver l’intégrité de l’information et les médias indépendants à l’échelle mondiale, et à consolider l’action collective par le biais d’une coalition d’États attachés à des valeurs communes et du soutien aux médias indépendants ;

Au cinq, à encourager le développement du Fonds international pour les médias d’intérêt public, un mécanisme multilatéral dédié à la protection et à l’appui des médias libres et indépendants dans le monde, afin de répondre à l’ampleur des difficultés auxquelles le journalisme indépendant est confronté et de contrer les investissements dans la manipulation de l’information ;

Au sixième point, les participants à la Conférence internationale se sont engagés à encourager des synergies et une coordination renforcées entre les institutions et les initiatives multilatérales, intergouvernementales et multipartites qui travaillent sur l’intégrité de l’information, en renforçant leur efficacité et en remédiant à la fragmentation des efforts ;

Les pays signataires de ladite Déclaration ont pris l’engagement à faire de l’intégrité de l’information un sujet transversal, en reconnaissant que l’accès à une information fiable constitue une condition pour atteindre des objectifs stratégiques plus larges, notamment concernant la protection sociale, l’égalité entre les femmes et les hommes, le règlement des crises et des conflits, la réduction des inégalités, le renforcement des normes démocratiques, la sécurité nationale, la promotion de la transparence, la dénonciation des flux financiers illicites et la lutte contre la corruption, et la réponse aux effets du changement climatique ;

Au dernier point, ils se sont engagés à travailler en collaboration avec la société civile, les médias, le milieu universitaire et l’ensemble de l’écosystème pour développer et mettre en œuvre des solutions existantes et innovantes visant à soutenir l’intégrité de l’information et à protéger les médias indépendants dans le cadre des enceintes multilatérales et multipartites pertinentes, notamment le Forum sur l’information et la démocratie.

Pour rappel, les États soussignés ont souscrit à la présente Déclaration : Albanie, Arménie, Australie, Autriche, Brésil1, Bulgarie, Chili, Croatie, Danemark, Estonie, France, Ghana, Grèce, Islande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Moldavie, Pays-Bas, Pologne2, Portugal, Roumanie, Sierra Leone, Espagne, Suisse, Ukraine, Royaume-Uni, Uruguay.

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